Goma : 15 diacres ordonnés prêtres

À Goma, 15 diacres ont été ordonnés prêtres, ce mercredi 19 mars 2025. Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, évêque du diocèse de Goma, a présidé l’eucharistie circonstancielle au sanctuaire d’adoration de la Cathédrale de Goma, entouré d’autres évêques et prêtres venus de différents coins de la RDC, du Rwanda, de la Tanzanie, du Brésil et de l’Italie. 

Certains d’entre les heureux du jour étaient des diocèses de Kibungo, Kyangugu au Rwanda, de Cipunda, Idjwi dans l’archidiocèse de Bukavu alors que la majorité étaient du diocèse de Goma.  Sous des petites pluies et devant plusieurs chrétiens, ceux-ci ont signé officiellement leur entrée dans le sacerdoce en s’engageant solennellement au service spirituel et pastoral. 

Ces nouveaux prêtres ont des responsabilités importantes dans leurs ministères pastoraux, notamment rassembler les enfants de Dieu, mûrir  en eux la foi qui mène au salut, enseigner le vivre ensemble entre les peuples, c’est-à-dire le vrai amour, a rappelé dans son homélie l’Ordinaire du lieu. 

Avant d’imposer les mains à ces nouveaux serviteurs de l’Eglise, Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele a rappelé la prière et la bonne conduite comme sources par excellence de la réussite.

“N’oubliez pas les 3 choses qui ruinent le ministère d’un prêtre : la recherche exagérée de l’argent pour s’acheter des voitures, construire des maisons, s’acheter des costumes… c’est un danger, mes chers. Attention avec la soif du pouvoir. La 3e chose, c’est la recherche exagérée de la compagnie des femmes”, a-t-il conscientisé. 

Sans beaucoup de détails et en soutenant la voie politique, diplomatique pour la résolution du conflit qui déchire l’est du Pays, Mgr Willy a également parlé de la situation sécuritaire, humanitaire, économique et sociale chaotique qui touche le quotidien des chrétiens. 

“Elle nécessite l’attention particulière des autorités à tous les niveaux”, a-t-il insisté. 

Le pasteur de l’Église de Goma a mis par cette occasion l’accent sur la valeur d’assister les démunis très nombreux dans la ville de Goma et ses environs et plus particulièrement les épouses et enfants des militaires FARDC. 

“Nous savons que les difficultés sont nombreuses. Pas d’argent, les banques sont fermées. L’insécurité, le tribalisme règne… les assassinats. Nous devons avoir du courage d’apporter assistance à nos semblables. Les gens passent de nuits aujourd’hui sans manger à cause de la pauvreté. L’église nous demande d’aider ceux qui n’ont pas de moyens”, a-t-il sensibilisé. 

Une délégation de l’administration locale actuelle a pris part à cette cérémonie d’ordination, mais n’a pas pris de parole.

Ghislain Siwako

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