Beni : découverte des corps sans vie à Mabalako
Un corps sans vie découvert dans une rivière en ville commerciale de Butembo, mi-octobre 2023. @ Dany Mweusi
Après des récents événements liés à des affrontements armés entre deux groupes des Wazalendos de l’Union du peuple pour la libération du Congo (UPLC) et ceux de FAR au quartier Kamaume à Mabalako dans le territoire de Beni, certains corps continuent d’être découverts dans ce quartier périphérique de Mabalako.
Le mardi 25 mars 2025, deux autres corps, dont un squelette et un autre enterré superficiellement, ont été découverts. Selon un chef de base, cette nouvelle découverte porte à cinq, les corps retrouvés dans cette région depuis le départ des groupes armés qui y étaient.
Ce chef de base, qui a voulu s’exprimer sous anonymat, parle une situation grave qui amène la population à se poser des nouvelles questions sur sa sécurité. Il appelle la population à la vigilance et à signaler toute découverte suspecte auprès des autorités.
“Je suis l’un des chefs de bloc dans ce quartier de Kamaume. Nous avons découvert aujourd’hui deux corps. Ces personnes avaient été tuées par des inconnus quand la situation se dégradait dans ces coins. Ces corps étaient à putréfaction très avancée. Certains sont habillés en uniforme militaire et d’autres en tenue civile. Et les bilans actuels, on a 5 corps qui ont été découverts parce que le samedi passé, nous avons enterré 3 corps. Aujourd’hui, nous venons de découvrir 2 autres. Je demande à la population d’être vigilante. Nous continuons la fouille. Si quelqu’un trouve un endroit suspect, qu’il informe les autorités locales”, a-t-il exhorté.
C’est depuis vendredi 21 mars 2025 que les deux groupes armés en conflit ont quitté le quartier Kamaume de Mabalako. À en croire la société civile via son président Paluku Kavalami Justin, ce retrait faisait suite à un dialogue initié par sa structure auprès des responsables de ces deux groupes armés.
Il convient de rappeler que ces deux groupes s’affrontaient dans le quartier Kamaume depuis près de deux semaines, paralysant l’ensemble des activités locales.
Jonas Aristote Sabuni