Dimanche de « Laetare » : « En réalité, nous avons parfois du mal à identifier notre besoin d’être sauvé par Dieu » (Mgr Sikuli) 

L’évêque de Butembo-Beni a prié avec les chrétiens du Sanctuaire Saint-François d’Assise de Kaghuntura, ce 4ième dimanche de Carême, dit de « Laetare », en français, « Réjouissez-vous ». C’était en la troisième messe où l’Ordinaire du lieu a interpellé les chrétiens sur la nécessité d’identifier, chacun, son besoin d’être sauvé par Dieu avant de juger.

Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a axé son homélie sur l’histoire du fils prodigue, perdu dans la jouissance mais qui est revenu dans le toit paternel après avoir tout dilapidé ; et qui a bénéficié d’une fête organisée par son Père. C’est là que le Pasteur de l’Eglise de Butembo-Beni fait espérer qu’aucun péché n’est plus grand que la Miséricorde de Dieu, évoquant ainsi l’attitude du fils ainé qui ne voulait pas que le Père pardonne le fils revenu à la maison après avoir tout perdu.

Ce dimanche de Laetare est une occasion, poursuit l’Évêque, de se rappeler combien le Seigneur est Bon et Miséricordieux. Malgré tout, chaque Chrétien a intérêt à revoir sa vie pour réévaluer comment il considère sa relation avec Dieu et avec son prochain.

« Comment considérons-nous nos relations avec Dieu, qui est Père ? Comment considérons-nous nos relations avec notre prochain, qui est notre frère, notre sœur ? Telle est la question qui nous est posée en ce dimanche de Laetare. En réalité, dans notre vie quotidienne, nous avons du mal à identifier que nous sommes sauvés par grâce et miséricorde. Par ailleurs, d’une certaine manière, nous avons du mal à identifier notre besoin d’être sauvé par Dieu », a interpellé Monseigneur Sikuli.

C’est ainsi que l’ordinaire du lieu a invité la communauté chrétienne à choisir, chacun, son style de vie, mentionnant que toute vie a besoin d’être promue, protégée et sauvegardée par tout le monde.

« Dans ce monde caractérisé par la culture de la mort, ce monde où la vie est banalisée par l’avortement, l’euthanasie, la consommation des boissons impropres à la santé, par la drogue, le tabagisme, l’alcoolisme, la prostitution, la corruption et l’arbitraire ; il est urgent que nous chrétiens puissions choisir la Vie. Choisir la vie, c’est dire s’engager à la promouvoir, à la sauvegarder. Coute que coute », a-t-il prêché.

La Bonne vie est celle tournée vers la volonté de Dieu partout et en toute circonstance, mentionne le Père Évêque. Monseigneur Sikuli invite ainsi chacun à être un vrai témoin de la Miséricorde, qui doit pardonner avant de chercher d’être pardonné, à ailer avant de chercher d’être aimé.

Visesa Louangel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *