Guerre du M23/AFC : au sud de Lubero, des femmes font preuve de résilience pour subvenir aux besoins de leurs familles
Dans le sud de Lubero, une partie contrôlée par le M23/AFC, les femmes font preuve de résilience. Elles se montrent très engagées à travers différents métiers qu’elles exercent pour répondre aux besoins alimentaires des ménages, et cela, malgré les difficultés liées à l’insécurité.
Bernardine Kavugho est agricultrice. Comme nombreuses femmes du territoire de Lubero, elle se montre très engagée dans ce travail.
“Nous assurons l’éducation de nos enfants. On ne croise pas le bras. Nous faisons le champ. Nous faisons soigner nos enfants, nous amenons nos enfants à l’école, nous exécutons toutes ces tâches en collaboration avec nos maris pour subvenir aux besoins vitaux des familles, et malgré la guerre dans cette région, nous fournissons des efforts. Dieu nous protège et nous nous démenons pour trouver à manger à nos enfants”, a-t-elle déclaré.
De sa part, Kavira Sivirwa Angélique, enseignante d’universités et du secondaire, dit que malgré les difficultés, la femme de Lubero ne baisse pas les bras, et va toujours de l’avant.
“À ce mois de la femme, bon, je ne dirai pas seulement à ce mois de la femme comme enseignante. Nous sommes en train d’œuvrer. Nous sommes en train d’élever nos enfants comme c’est notre souci et c’est notre vocation, malgré toutes les difficultés que nous sommes en train de connaître. Mais nous sommes dévoués de notre enseignement. De toute façon, nous remercions le Tout-Puissant parce qu’il est en train de nous donner cette force de pouvoir le faire et de bien garder nos enfants”, a-t-elle remercié.
Il convient de noter que les femmes du territoire de Lubero interviennent en cette période plus en agriculture et dans le petit commerce pour soutenir les économies des ménages. Elles sont aussi actives en matière de coupe et couture. Elles sont infirmières également. Elles jouent aussi des grands rôles dans les lieux de prière dans quelques églises, a constaté un observateur de Kirumba.
Jean-Marie Mitavo