Pour l’évêque catholique de Goma, la Pâques est une opportunité de consolider l’union des tribus congolaises
L’évêque de Goma invite les chrétiens et autres bonnes volontés à prendre la Pâques pour une opportunité de consolider l’Union des tribus pour un Congo pacifique. Ce message est contenu dans son homélie à la célébration de la Résurrection du Christ.
Dans toutes les messes qu’il préside depuis le lancement de la Semaine Sainte, le responsable de l’Église catholique à Goma venait d’appeler les fidèles à la résistance face à la souffrance.
Pour Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, les chrétiens doivent rester fermes dans l’espérance tout en privilégiant le vivre-ensemble entre les tribus.
« Nous devons chercher ce qui nous unit et ce qui peut nous permettre de construire un meilleur avenir », prêche l’Ordinaire du lieu, qui insiste aussi sur la prière pour les dirigeants du pays et pour les initiatives qu’ils entreprennent dans la lutte pour la restauration de paix.
“Notre histoire est faite comme ça. Des crises, des guerres, des tribus qui s’opposent à cause de la guerre. Mais on ne peut pas en rester là. Nous devons chercher ce qui nous unit. Je rappelle encore aujourd’hui que c’est la Pâque du Seigneur. Nous devons regarder vers l’avenir avec l’espérance du Christ, dont le pape François dit « l’espérance ne déçoit jamais ». Souhaitons tout le bien pour notre pays, le Congo. Que tous les pourparlers qui ont lieu dans le monde, par-ci, par là, on ne sait plus d’où viendra le salut. Que ça viendra de Nairobi, du Rwanda, du Qatar, de Washington, on ne sait plus. Mais une chose est sûre, la paix reviendra. C’est notre espérance et c’est pourquoi on doit prier pour cela”, réconforte l’évêque de Goma.
Il convient de signaler que dans la paroisse Cathédrale Saint Joseph, 172 personnes ont reçu le sacrément de baptême le Samedi Saint. Ce dimanche de Pâques en la paroisse Saint-Esprit, l’évêque de Goma est aussi revenu sur la nécessité des dialogues efficaces pour le retour à la paix. Une messe à laquelle ont aussi pris part les responsables de l’Alliance fleuve Congo (AFC/M23) qui ont le contrôle de la ville de Goma depuis maintenant plusieurs semaines.
Ghislain Siwako