J.M. de la liberté de la presse : à Butembo, les journalistes autour du thème « la gestion d’une radio communautaire à l’heure de l’intelligence artificielle »

Les journalistes de la ville de Butembo ont célébré la Journée mondiale de la liberté de presse ce samedi 3 mai 2025 en la Grande salle Goshen Guest. Tout a tourné autour du thème international, « informer dans un Monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de presse et les médias ».

Au cours de la conférence à laquelle plusieurs journalistes ont pris part, d’autres thèmes ont été développés. C’est notamment sur « la gestion d’une radio communautaire » et sur l’exercice du journalisme à l’heure de l’intelligence artificielle. Prenant la parole, le président de l’UNP/Butembo a fait l’état de lieu de la presse à Butembo.

Rachid Amuri Kasongo a indiqué que les journalistes exercent leur métier dans un environnement d’insécurité caractérisé par les massacres dans les deux territoires de Lubero et de Beni et la guerre du M23/AFC.

Il a signalé un cas d’enlèvement d’un journaliste et des cas d’interpellation qui portent atteinte à la liberté, aux côtés des menaces des groupes armés sur certains chevaliers de la plume. Rachid Amuri reconnait quelques dérapages de la part de certains journalistes, mais qui avaient été vite recadrés.

« Les journalistes professionnels et les professionnels des médias de Butembo exercent leur métier dans un environnement insécurisé, caractérisé par des massacres de civils, attribués aux ADF, deux entités qui entourent la ville de Butembo, la guerre du M23/AFC, en territoire voisin de Lubero, l’activisme de plusieurs groupes armés en ville et environs, ainsi que des tracasseries et intentions nuisibles de services étatiques. C’est dans ce climat des cas d’attente à la liberté de la presse qui sont enregistrés que les journalistes se font leur métier », déplore Rachid Amuri Kasongo.  

Pour bien vivre et exercer le métier de journaliste dans le contexte de guerre, ce journaliste conseille à ses confrères de livrer des informations qui sauvent et maintiennent l’homme dans son humanité dans tous les secteurs. Il demande aux médias de développer un plan de sécurité.

« Les radios devraient également avoir leur plan de sécurité et de contingence, qui comprend des mesures préventives et réactives à observer en cas de menace. Vous pouvez décider, par exemple, d’observer un service minimum, de définir des canaux de communication sécurisés, d’éviter de mêler ou de vous mêler dans des débats publics sur des mouvements ou des organisations, ou encore des activités qui sont nuisibles à la sécurité publique aux bonnes mœurs et à l’ordre public », conseille-t-il.

À l’occasion, l’UNP/Butembo a remis une enveloppe aux journalistes déplacés de guerre vivant à Butembo, une manière de leur exprimer son soutien pendant ce moment difficile.

Dany Mweusi

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