J.M. de la liberté de presse : à Goma, les journalistes entre menace et non-accès aux sources !
Journée internationale de liberté de la presse, dans le contexte actuel marqué par une instabilité sécuritaire, la liberté de la presse est inexistante et le droit à l’information n’est plus garanti à la population. Cette réaction vient d’un journaliste vivant à Goma à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse ce samedi 03 mai 2025.
Ce professionnel des médias qui a requis l’anonymat, démontre que les journalistes dans leur métier, courent des nombreux défis majeurs qui ne leur permettent pas de l’exercer selon les normes. Ils ont difficile d’accéder aux sources fiables des informations surtout à l’Est de la République Démocratique du Congo.
C’est qui facilite le désordre informationnel dans la société expliqué par la désinformation, la mal information et la désinformation via l’accélération du numérique (les réseaux sociaux).
Ainsi, pour faire revivre cette liberté, il faut, selon lui, un concours de tout le monde : les autorités du pays, ses partenaires et la communauté bénéficiaire de ces informations elle-même, pour que les journalistes jouent pleinement leur rôle.
« Le métier des journalistes fait face actuellement à plusieurs défis. Il y a des journalistes qui ont cessé de travailler. Il y a donc des radions ou des tiennes de télévision qui ont été fermées. Il y a aussi des journalistes qui, par autocensure ou par peur d’être réprimé, jugent mieux de ne plus travailler. Il y a aussi ce qu’il faut dire dans le même contexte, vous trouverez qu’il y a des journalistes qui sont même en déplacement. Ils ne sont plus dans leur milieu naturel. Ce qui rend toujours leur métier très difficile. Il y a aujourd’hui, dans des radios, des sujets qui ne sont plus traités vu la sensibilité de l’heure actuelle. Eh bien donc, la liberté de la presse n’est plus une réalité. Il faut donc qu’il y ait encore beaucoup plus d’efforts qui seront fournis pour que les journalistes se sentent d’abord libres à exercer ce métier. Puisque c’est automatiquement aussi les droits à l’information qui n’est pas garantie à la population congolaise qui a besoin de cette déformation », déplore-t-il.
Dans la ville de Goma, sous contrôle du mouvement AFC/M23, la journée internationale de la liberté de la presse n’a pas été célébrée au regard du format sécuritaire actuel, mais le maire de ville sous l’administration AFC/M23 rencontré pendant les activités communautaires a rassuré que l’AFC-M23 fait de la protection des journalistes, une mesure inviolable.
Ghislain Siwako