Butembo : des déplacés de guerre formés sur la lutte contre les violences basées sur le genre
Les déplacés de guerre encadrés par l’Intégration sociale pour la promotion des nécessiteux (ISPRON) ont été outillés sur les violences basées sur le genre, ce mardi 3 juin 2025. C’était au cours de la réunion hebdomadaire tenue dans la salle Benoit 16 de la Cathédrale.
Les participants apprécient positivement les matières du jour. L’oratrice du jour, Kavira Mululu Marie, une déplacée venue de Kikuvo dans le territoire de Lubero avait été formée par la Solidarité des associations féminines pour le droit de la femme et de l’enfant (SAFDF). Elle a, à son tour, capacité ses collègues déplacées.
Dans son exposé, Kavira Malulu Marie a souligné qu’il y a 6 types de violences basées sur le genre. Elle cite le viol, les dénis de ressources, la violence sexuelle, l’agression physique, la violence psychologique et le mariage forcé.
Insistant sur le mariage forcé, notre interlocutrice a révélé que plusieurs parents sont en train de forcer leurs enfants à se marier en cas de grossesse indésirée, ou d’amitié des parents. Elle conseille les parents de laisser cette pratique qui est à la base de la destruction de beaucoup des mariages actuellement.
“Il y a des mariages forcés actuellement. Par exemple, on engrosse ton enfant, elle a été avec un garçon, oui, mais sans amour. Alors toi, parent, au lieu de patienter la naissance du bébé de ta fille pour régler le problème, tu la forces directement à aller avec le garçon qu’il a engrossé. L’autre problème, c’est quand les parents sont des grands amis, ils font directement de leur mieux pour marier leurs enfants sans leur consentement. Ça, c’est une grave violation. Les parents doivent éviter de faire ces genres de pratiques parce que ça mène souvent à la destruction des foyers”, a-t-elle sensibilisé.
Les déplacées de guerre, participant à cette rencontre hebdomadaire, apprécient positivement la matière du jour. Ils affirment qu’ils la mettront en pratique.
“(I) J’apprécie la matière nous enseigner aujourd’hui. En tout cas, nous ne forcerons plus nos enfants à aller dans les foyers pour éviter de retomber dans les jours à venir. J’ai vraiment aimé la thématique d’aujourd’hui (II) Les enseignements d’aujourd’hui ont été intéressants. On vient de nous conseiller, nous parents, de ne pas forcer nos enfants de se marier sans leur consentement. Je remercie l’oratrice du jour”, ont-elles apprécié.
La SAFDF, en collaboration avec l’ISPRON, forment actuellement certains déplacés sur différentes thématiques pour qu’ils soient, à leur tour, formateurs de leurs pairs, rapporte Kahindo Marie-Jeanne, secrétaire exécutive de l’ISPRON.
Rosette Kamukehere