Nord-Kivu : voici les conditions d’accès aux services de l’INACO
Ismael Kabuyaya Kisokolo, Directeur provincial de l'Institut national des archives du Congo (INACO)
“Toute entreprise, service et individu de nationalité congolaise âgé de plus de 18 ans peut bénéficier des services de l’Institut national des archives du Congo (INACO)”. Ismaël Kabuyaya Kisokolo, Directeur provincial de ce service étatique, l’a dit à RADIOMOTO.NET, ce lundi 09 juin 2025, à l’occasion de la journée internationale des archives.
Selon lui, ce service a pour rôle de garder la mémoire collective du peuple congolais. Elle garde tout document produit par un citoyen congolais dans le cadre de son service. Il s’agit des papiers, des photos, des fichiers audio ou vidéo pouvant servir de preuves à l’avenir ou qui peuvent aider pour la constitution d’un patrimoine. Les conditions pour accéder aux services de l’INACO sont, par exemple, pour un individu, être majeur, de nationalité congolaise et muni de documents authentiques à archiver.
“Notre service est plus pour les congolais de 18 ans révolus, c’est-à-dire les majeurs. Toutes les conditions sont fixées par la loi et cette loi a été votée par le peuple à travers les députés nationaux qui sont l’émanation du peuple. Parce qu’il ne suffit pas d’amener par exemple les papiers pour dire que ces papiers-là, deviennent des archives de l’INACO. Non, il y a des inspecteurs de l’INACO. Ils doivent se rassurer que cette archive est authentique et vous fixer d’autres conditions, d’autres modalités que la loi exige. Par exemple, il y a une caution à payer pour que les documents restent au niveau des archives nationales”, a-t-il expliqué.
Quant à savoir si l’INACO a des mécanismes d’accompagnement pour aider les personnes qui ont perdu leurs documents dans différentes circonstances dont les catastrophes, il répond par la négative. C’est pour cela qu’Ismaël Kabuyaya appelle les personnes et entreprises à avoir la culture de garder leurs documents à l’INACO pour se rassurer de leur bonne sécurité.
“À la communauté, c’est d’abord avoir cette culture d’archiver avant de venir chez nous, d’inculquer cela également à nos enfants, parce que nous sommes plusieurs, nous qui avons perdu plusieurs documents. Moi par exemple, j’en ai perdu plusieurs parce que je n’avais pas cette culture d’archiver, mais au moins avec le temps, bon, on arrive à reconstituer certaines archives. Et par rapport à notre service, il est disposé à accompagner tout le monde, notamment les services étatiques, paraétatiques et privées, parce que c’est de notre responsabilité”, a-t-il sensibilisé.
À Butembo, le bureau de l’Institut national des archives du Congo (INACO) se situe à Kasongomi sur la Rue d’ambiance, avant l’entrée de la communauté des Sœurs Orantes. Dans quelques matins, la direction provinciale va s’installer à Beni, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Esther Vwiravwahali