Kinshasa : l’UNESCO et la MONUSCO forment des journalistes à la lutte contre la désinformation

“Promouvoir la cohésion nationale et lutter contre la désinformation à l’ère du numérique”, c’est le thème au centre d’un atelier de formation de journalistes de la RDC organisé par l’UNESCO et la MONUSCO à Kinshasa. C’est en marge de la journée internationale contre les discours de haine célébrée ce 18 juin.

Ils sont 44 participants, dont 24 femmes qui prennent part à cet atelier de formation qui se clôture ce jeudi 19 juin à Kinshasa. Prenant la parole à l’ouverture de cet atelier, le représentant de l’UNESCO a démontré qu’à nos jours, les discours de haine menacent la société. 

Pour y faire face, il faut sensibiliser pour un journalisme qui encourage la cohésion sociale. Parce que, selon lui, en période de crise, le besoin d’informer devient primordial. 

À en croire, la lutte contre les discours de haine nécessite une collaboration entre les institutions politiques et la société civile pour les déconstruire. Il  a fait remarquer que la désinformation est devenue aujourd’hui l’un des plus grands fléaux du moment. Parce qu’elle accentue des discours de haine, a-t-il remarqué. 

“C’est pourquoi chaque mot choisi par un journaliste, chaque image publiée ou chaque silence manifesté peut avoir un impact sur notre société”, a-t-il ajouté. 

Pour cette première journée, les participants ont été suffisamment outillés sur l’opportunité de la proposition de loi contre le tribalisme, le racisme et la xénophobie, proposition de loi du député Gary Sakata.

Dans son intervention, le député Gary Sakata a démontré que le tribalisme, le racisme et la xénophobie sont parmi des grands maux qui détruisent la société avec, comme conséquences, l’empoisonnement du vivre ensemble. Pour lui, parfois ce sont des médias qui dérapent même plus que les politiciens en jouant sur les cordes du tribalisme. 

Pourtant, selon lui, des journalistes seraient comme des casques bleus dans nos villages pour prêcher la cohésion nationale. 

La deuxième intervention a porté sur les langues nationales comme vecteur de la cohésion nationale. Alors quel a troisième intervention, quant à elle, a porté sur le journalisme de paix.

Philippe Makomera

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