RDC : SYDIP ouvre son 30ᵉ congrès à Butembo 

Le Syndicat de défense des intérêts paysans (SYDIP) a ouvert son trentième congrès ordinaire à Butembo ce mercredi 25 juin 2025. Les cérémonies y relatives se déroulent dans l’une des salles des conférences des Sœurs Orantes à Kasongomi. 

Deux jours durant, plusieurs points seront décortiqués à l’intention des représentants des membres du SYDIP venus de différentes zones d’intervention dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. 

Après le lancement officiel des activités par le maire de Butembo, différents rapports ont été présentés. Le président national du SYDIP est revenu sur l’évaluation du niveau d’exécution des recommandations du 29e congrès de 2024. 

Musavuli Kaleverwa a indiqué que comme soulevé, l’insécurité ainsi que le mauvais état des routes de desserte agricole persistent. Le président du SYDIP appelle les autorités à restaurer la paix et plaide pour la réhabilitation des routes pour permettre aux paysans d’accéder facilement à leurs champs et d’évacuer sans difficulté leurs produits.

Le travail d’un agriculteur est au champ et quand il y a insécurité dans nos villages, nous venons nous concentrer dans les villes comme Butembo, où nous n’avons ni famille ni champs. C’est pourquoi nous appelons les autorités à amener la paix dans nos champs, car si nous restons tous à Butembo, nous allons mourir de faim. Par rapport au mauvais état des routes, des services agricoles, les organisations de développement et l’État nous aident à les réhabiliter. Il s’agit par exemple des routes qui mènent à Manguredjipa, Muhangi, Vuyinga, Kipese, Kyavinyonge, et partout où proviennent les vivres”, a-t-il plaidé. 

Actuellement, les cultivateurs se heurtent à un problème de changement climatique qui impacte sur la récolte. Cela ne permet plus aux paysans de dénicher la période culturale. Le SYDIP appelle ainsi les spécialistes à météorologie à mener des recherches et actualiser la communauté.

Le changement climatique est devenu un grand souci pour nous les agriculteurs. Nous savions qu’à telle période, nous allons semer tel ou tel autre produit. Ou même que telle période est une période de sécheresse ou de pluie. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Tout a changé. Ce changement nous plonge dans une confusion. C’est pourquoi nous appelons les spécialistes en météorologie à étudier ces changements afin de nous dire ce qui se passe exactement. Les résultats de leurs recherches nous permettront de produire et à la période de sécheresse et à la période de pluie”, a-t-il insisté. 

Le SYDIP a aussi fait part du désintéressement des jeunes à l’agriculture. Pour pallier ce défi, Musavuli Kaleverwa rappelle qu’il revient à chacun des membres de sensibiliser la communauté pour amener les jeunes à intégrer le Syndicat. Ce jeudi, le rapport annuel sera lu et les activités de 2025 présentées.

Esther Vwiravwahali

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