Butembo : la Zone de santé dément la prétendue carence d’antirétroviraux dans les hôpitaux

Adelard Kambere, l’un des infirmiers superviseurs de la zone de santé de Butembo et chargé des activités de lutte contre le VIH/SIDA. Ph. Esther Vwiravwahali

Les personnes vivant avec le VIH n’ont pas de soucis à se faire. Ce message de soulagement est d’Adelard Kambere, l’un des infirmiers superviseurs de la zone de santé de Butembo et chargé des activités de lutte contre le VIH/SIDA. Il a ainsi démenti la prétendue carence d’antirétroviraux dans des hôpitaux.

Ce professionnel de la santé l’a dit après plusieurs semaines que des rumeurs circulent sur une probable rupture en antirétroviraux en ville de Butembo. RADIOMOTO.NET l’a rencontré ce mercredi 02 juillet au bureau de la zone de santé. Il indique que contrairement à ce qui se dit, toutes les 17 zones de santé de la DPS antenne de Butembo traversent plutôt une rupture en test de diagnostic. 

Adelard Kambere parle également de la rupture en médicament qui permet de prévenir le VIH, les enfants de moins de 3 kg lors de leur accouchement des mères PVV depuis maintenant deux trimestres. Selon lui, cette situation est due à l’insécurité dans la ville de Goma qui approvisionne tout le Grand Nord-Kivu. 

“Ce qui est sûr, c’est que nous sommes en rupture à ce qu’on appelle le test de diagnostic. Ce sont tous des tests que nous utilisons pour le diagnostic du VIH/Sida, ou bien le dépistage. Ce ne sont pas des médicaments, ce sont des tests. Je ne dis pas que tous les médicaments sont là, parce qu’il y a des médicaments que nous utilisons pour la prévention du VIH/Sida chez les enfants. Nous sommes en rupture pour cette molécule. Les approvisionnements, on les a à partir de Goma. Et dès lors que la route est presque coupée, nous avons des difficultés à être approvisionnés”, a-t-il éclairci.

D’après lui, cette situation ne prendra plus longtemps. Il rassure qu’une quantité de médicaments pour PVV est en route de Goma et qu’à ce mois de juillet, toutes les zones de santé seront approvisionnées.

“Tous ces tests, dans le programme, nous sommes en rupture. Mais si on peut les avoir sur le marché, les hôpitaux sont en train de se débrouiller. Parce qu’ici, chez nous, c’est non payant. Mais quand on achète dans des pharmacies, ça devient payant. Mais il y a une bonne nouvelle que nous avons eue, qu’il y a déjà le colisage à partir de Goma, et qu’en ce mois de juillet, nous serons approvisionnés. Mais on ne sait pas quelle quantité et quelles sont les gammes qui sont dans les colis”, a-t-il rassuré. 

L’infirmier Adelard Kambere conclut que cette carence n’a pas eu de conséquences très graves, sauf pour au moins 4 enfants qui n’ont pas pu être sauvés du VIH lors de leur accouchement.

Esther Vwiravwahali