Beni : 29 vaches supposées atteintes d’Anthrax, retirées de la consommation à Oïcha

Au total, vingt-neuf vaches présentant des signes de  présomption de la fièvre charbonneuse Anthrax ont été retirées de la consommation humaine depuis juin 2024 à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. 

Selon l’ingénieur Patrick Mubarikiwa, chef de service vétérinaire, ces bêtes sont passées à la dénaturation puis à la destruction totale. Depuis l’année en cours, quatre bêtes suspectes ont été détruites, poursuit la même source qui suppose que l’anthrax n’a pas encore été complètement éradiqué dans cette partie de la province du Nord-Kivu. 

Il décourage les abatages non encadrés par les experts vétérinaires lors de différentes cérémonies communautaires dans les quartiers.

“Nous sommes, cette année 2025, à quatre bêtes déjà dénaturées et détruites. Et pour cela, nous continuons toujours à rappeler, à sensibiliser notre population. Nous continuons toujours à décourager cet acte, et de se permettre d’abattre les bêtes, surtout dans la communauté. Il n’y a pas d’autorisation vétérinaire. Il n’y a pas même un assistant vétérinaire pour accompagner cette activité. Surtout les activités de mariage, de deuil… En tout cas, ce sont des actes à décourager, si seulement ce n’est pas l’autorité vétérinaire et le pouvoir dans ce secteur qui auraient autorisé cette activité-là. Donc, à ce niveau-là, la santé publique est exposée à plusieurs aléas sanitaires”, a-t-il sensibilisé. 

Selon le message d’alerte déjà signé par le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, l’Anthrax se transmet par la manipulation des animaux (voie cutanée), la consommation d’un animal mort ou des produits d’origine animale infectés (voie digestive) et par la voie respiratoire lors de l’inhalation des spores.

Siku Provinces

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