Ituri : la coalition FARDC-UPDF lance une offensive contre les ADF à Babila-Bakwanza
Les forces conjointes des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et de l’UPDF (Uganda People’s Defence Force), fraîchement arrivées dans la chefferie des Babila-Bakwanza (territoire de Mambasa) le samedi 5 juillet 2025, ont lancé ce dimanche 6 juillet une série d’offensives contre les présumés rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).
Cette information a été confirmée par Rams Malikidogo, secrétaire de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) de Mambasa. Il précise que ces opérations sont une réponse directe à l’attaque meurtrière perpétrée la semaine dernière par les ADF dans la localité d’Eleka.
Selon Malikidogo, des frappes aériennes ont ciblé plusieurs bastions ennemis, marquant le début d’une offensive attendue depuis longtemps. Il a salué cette action militaire, tout en exhortant les habitants de Bandenge, Matolo, Mikanya, Menzimenzi, Samboko, Kiterrain, Nzakia et des zones avoisinantes à rester vigilants et à faire confiance aux opérations en cours.
« Nous appelons la population qui vaque aux activités champêtres dans ce coin à la vigilance parce qu’après les bombardements, nous savons que d’autres vont se disperser et risquent de causer du tort à cette population. Nous appelons vraiment la population de Matolo, de Menzi-Menzi, de Mekania, voire la population de Samboko, de Nzakea à la vigilance, à dénoncer tous ces mouvements suspects », a-t-il exhorté.
Pour rappel, dès le samedi 28 juin dernier, la société civile de Mambasa avait appelé les FARDC à traquer les ADF afin de libérer une quarantaine de personnes prises en otage peu de temps auparavant dans le village d’Elake, à environ 200 km au sud-ouest de Bunia. D’après cette structure citoyenne, les rebelles ont établi leurs bastions dans les chefferies de Babila-Bakwanza et Babombi, où ils extorquent des taxes aux habitants pour l’accès à leurs champs et se déplacent librement en forêt.
Des affrontements avaient d’ailleurs été signalés le mercredi précédent entre un groupe de miliciens Maï-Maï et les ADF à Elake, près de Biakato. Deux miliciens y avaient perdu la vie et au moins quarante personnes avaient été prises en otage, leur sort restant inconnu à ce jour.
Aristote Sabuni