Butembo : Me Guy-Guy Kisunga interpelle la Justice face au surpeuplement de la prison de Kakwangura

Les appels se multiplient pour dénoncer les conditions de vie difficiles des prisonniers à la prison de Kakwangura. Aujourd’hui, mercredi 23 juillet 2025, Maître Guy-Guy Kasereka Kisunga s’est exprimé devant la presse locale depuis son bureau, après avoir mené ses propres investigations au sein de l’établissement pénitentiaire.

Accompagné de l’honorable Kambale Kiviri Jotham, il a fait savoir que la prison compte aujourd’hui 1455 personnes dans une espace insuffisante. Ces prisonniers sont mal pris en charge sur le plan sanitaire qu’alimentaire. Pour ces derniers, le mauvais comportement de l’auditoire militaire en est en grande partie à la base. 

Maitre Guy-Guy Kasereka et honorable Jotham dénoncent ce qu’ils qualifient de business plutôt que du travail de justice de la part de l’auditoire Georges Milosi qui loin des arrestations arbitraires dont il est connu, il gère aussi très mal ses agents ce qui décourage ces derniers à faire bien leur travail. 

Ce comportement plonge aussi l’incriminé dans un abus de pouvoir. Selon nos sources, sur les 1455 prisonniers, 1080 sont de la juridiction militaire soit 85% et 375 de la juridiction civile soit 15%. Ils ont poursuivi en disant que sur les 24 morts enregistrées dans cette prison, il a été compté 22 de la juridiction militaire et seulement 2 de la juridiction civile.

“Il existe plusieurs cas d’incompétences. Malheureusement, certains dossiers qui ne relèvent même pas des juridictions militaires y sont quand même transférés, uniquement pour maltraiter la population. Depuis le mois d’avril 2024, le gouvernement a fourni de la nourriture dans plusieurs prisons, notamment dans la prison de Kakwangura. Le gouverneur, de son côté, a assuré au moins un mois de ravitaillement. Quant au maire de la ville de Butembo, il n’a contribué qu’une seule journée. Malheureusement, dans certains établissements où aucune aide alimentaire n’est apportée, on continue malgré tout à y transférer des détenus. Il est important de rappeler que la prison n’est pas un abattoir, mais un lieu de rééducation”, a-t-il rappelé. 

Les mêmes sources plaident pour qu’une commission d’enquêtes urgentes soit dépêchée à la prison de Kakwangura et que l’auditoire militaire soit interpelé.

“Et si vous vérifiez bien, il y a des faits bénins, des dossiers pour lesquels on ne devrait même pas arrêter des gens, pourtant certains sont en détention. Nous insistons pour qu’une commission d’enquête soit envoyée le plus tôt possible, parce que ceux qui sont détenus, ce sont nos frères, nos sœurs. On ne peut pas les maltraiter en notre présence, alors même que nos élus, nos députés, sont là pour plaider en notre faveur”, a-t-il renchéri. 

Ces derniers signalent aussi que plusieurs dossiers rentent en suspens, car sur 1455 détenus, seulement 225 sont condamnés. Malheureusement, à chaque tentative de contact avec l’incriminé, il a toujours rejeté les accusations.

Esther Vwiravwahali

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