Butembo-Beni : la pastorale reprend progressivement à Mabambi, le curé mobilise pour la confirmation lundi
La vie paroissiale reprend progressivement à la paroisse Sainte-Joséphine Bakhita de Mabambi. Le curé salue l’accalmie qui y règne ces derniers temps et invite les chrétiens à préparer les candidats à la confirmation pour le lundi 28 juillet en l’église paroissiale située en territoire de Lubero.
L’abbé Charles Kakike parle d’une accalmie avec l’arrivée des chrétiens de Kalundu.
« Ils ont célébré la liturgie dominicale, mais à Kaghembe, la peur règne encore suite à l’installation des militaires dans la région », mentionne-t-il tout en évaluant positivement l’évolution de la situation : “Il y a une petite évolution, une évolution au niveau pastoral. Il y a déjà les fidèles qui sont là, mais pas tous. Ils ont célébré la liturgie dominicale avec un animateur le dimanche passé, avec un petit nombre, une dizaine de chrétiens. D’ailleurs, les chrétiens de Kahando fuient, parce qu’il y a eu afflux de militaires, alors les gens ont eu peur parce qu’ils pensaient que c’était pour la guerre, mais c’était pour venir construire un camp pour protéger la population”.
Ce responsable religieux mobilise les parents à préparer les enfants au sacrement de confirmation lundi prochain à Mabambi, car le 26 juin dernier, les affrontements n’ont pas permis que cette grande célébration se déroule.
“La confirmation qui devrait avoir lieu le 26 juin, nous l’avons proposée pour le 28 juillet, donc lundi prochain. Alors, nous lançons un appel à tous les confirmands qui ont fui jusqu’à Butembo, pour qu’ils reviennent, qu’ils soient déjà dans le secteur Mabambi. Vous avez vu le secteur Mabambi, pour la préparation à ce grand sacrement de confirmation du 28 juillet. Nous croyons en Dieu, parce que ce jour sera si bien”, a-t-il exhorté.
Il convient de noter que les affrontements entre les éléments loyalistes et les miliciens Maï-Maï basés au mont Muhola ont poussé les chrétiens de cette entité ecclésiastique vers des endroits supposés sécurisés.
Dany Mweusi