Butembo : les victimes des conflits fonciers préoccupées par la grève des défenseurs judiciaires 

Le collectif de victimes des conflits fonciers en ville de Butembo est préoccupé par la grève des défenseurs judiciaires inscrits au Tribunal de grande instance (TGI) de Butembo contre les abus de pouvoir de la part du procureur du parquet depuis le 18 juin 2025. Cette structure appelle à la mobilisation de toute la population, car, selon l’un de ses porte-paroles, le procureur Ngoy Mwilambwe Alain ne fait pas souffrir seulement les auxiliaires de la loi, mais aussi la population bubolaise.

Selon Katsuva Bienfait, l’une des figures autorisées du Collectif des victimes des conflits fonciers à Butembo, tout le monde bénéficie de l’assistance des défenseurs judiciaires, d’où leur accompagnement. Cette structure dénonce une situation préoccupante liée au comportement du chef du parquet près le Tribunal de grande instance (TGI) de Butembo, Ngoy Mwilambwe Alain. 

« Nous avons entamé une lutte contre Ngoy Mwilambwe depuis longtemps. En février 2020, nous avons organisé un sit-in dans la cour du TGI pour dénoncer son comportement. Il est à la base de nombreux problèmes dans la ville de Butembo. En août 2024, nous avons encore alerté l’opinion par une marche pacifique pour dénoncer publiquement qu’il représente un danger permanent. À l’époque, peu nous comprenaient. Mais aujourd’hui, les faits nous donnent raison”, a-t-il mobilisé. 

Il estime que tout le monde doit s’élever pour dénoncer ce danger. Cela, dit-il, concerne la société civile de Butembo, la société civile congolaise du Nord-Kivu et les défenseurs judiciaires. 

“Cette situation ne doit pas être négligée. Elle nous engage tous. À travers votre radio, je souhaite éveiller les consciences”, a-t-il renchéri. 

Jusqu’à présent, dit-il, la hiérarchie du procureur Ngoy Mwilambwe Alain reste silencieuse face au mécontentement des auxiliaires de justice. 

“Si cela continue, le collectif prévoit une action, notamment une pétition adressée au chef de l’État, pour demander son départ, en raison de ses atteintes aux droits humains”, a-t-il prévenu. 

De son côté, Maître Justin Kakola, syndic des défenseurs judiciaires à Butembo, confirme que ses collègues maintiennent leur position : ils réclament soit le départ, soit l’interpellation de Ngoy Mwilambwe par sa hiérarchie, à cause de ses abus de pouvoir.

Joseph Bakwanamaha

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