Oïcha : la société civile interpelle la MONUSCO et la coalition FARDC-UPDF sur le massacre de plus de 40 civils à Komanda
Le président de la société civile de la commune d’Oïcha (Nord-Kivu), Isaac Kavalami, lance un appel urgent à la Mission d’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) et à la coalition FARDC-UPDF suite au massacre de plus de 40 personnes à Komanda, dans la province voisine de l’Ituri. Il attire leur attention sur le danger imminent qui plane désormais sur toutes les autres localités du territoire de Beni et appelle l’ensemble de la population à la plus grande prudence.
Le numéro un des forces vives du chef-lieu du territoire de Beni a indiqué que le massacre de Komanda suscite beaucoup de doutes au sein de la communauté, d’autant plus que cette zone a déjà été ciblée par les rebelles de l’Allied democratic forces (ADF).
« Quand nous voyons des mamans, des papas, des jeunes filles, des jeunes garçons, des vieillards massacrés innocemment, cela fait mal au cœur. Nous nous posons de multiples questions. Avons-nous réellement des responsables qui réfléchissent à ce que nous traversons ? Ces responsables qui ont la sécurité entre leurs mains, qui ont les moyens, les frais de fonctionnement, l’argent, le salaire… Ils doivent prendre leurs responsabilités en main. La peur règne partout, il y a une menace réelle qui entoure la commune, les agglomérations. Nous devons être très vigilants. Nous devons anticiper et mettre en échec ce plan diabolique orchestré par les ennemis de la paix”, a insisté Isaac Kavalami.
Isaac Kabbalami a également interpellé aussi la Communauté internationale : « J’interpelle la communauté internationale, qui prétend être venue au Congo pour restaurer la paix. Mais où est cette paix ? Pendant ce temps, ces forces font leurs courses, mobilisent des engins sur la RN4. Nous avons même vu des avions récemment, ce qui laissait présager une opération imminente. Et pourtant, voyez ce qui s’est passé à Komanda : une MONUSCO qui creuse des trous, non pas pour se défendre, mais pour y enterrer ceux qu’elle était censée protéger. C’est décevant, c’est une honte. »
Il convient de rappeler que les ADF ont été sérieusement frappés dans le territoire de Mambasa par la coalition FARDC-UPDF. En fuite, ces rebelles tuent des civils et déstabilisent des contrées qui commençaient à retrouver une accalmie. En dépit de tout cela, l’armée congolaise promet de neutraliser totalement ces assaillants.
Joseph Bakwanamaha