Lubero : des usagers du tronçon Kipese-Masereka-Butembo dénoncent le mauvais état de la route et les tracasseries
Les usagers de la route Kipese-Masereka-Butembo décrient le délabrement de la route et les tracasseries dont ils sont victimes de la part des services de l’État et les Wazalendo. Certains transporteurs des vivres, que RADIOMOTO.NET a rencontré sur avenue Bukavu, en ville de Butembo, ce jeudi 14 août 2025, dévoilent un tableau sombre pour faire parvenir les produits agricoles à Butembo.
Au-delà de la déclaration des marchandises exigées par les combattants du M23 dans la zone sous son contrôle, ces usagers de la route parlent du paiement normal des frais à chaque péage route. Pour eux, faire parvenir les produits agricoles en ville de Butembo, c’est un calvaire pour autant que les camions ne parviennent pas sur la haute terre faute de bonnes routes et par peur de la déclaration des marchandises.
“La route est dans un mauvais état, surtout à cette période pluvieuse. Nous arrivons à Butembo très fatigués à cause des glissades. Entre Virenge, Vivatama, et Nyabili, partout là… la route est très délabrée. Mais à Lukanga, c’est un peu bien. Quand nous arrivons à Nyabili, il y a une barrière. À la PCR, nous donnons 1000 francs ou 500 francs. Il y a aussi une barrière de péage de route, nous donnons 1000 francs. À Kaghenderio, il y a une barrière où nous payons 500 francs. Nous arrivons à une barrière de Wazalendo, nous payons à Tchikuka 1000 francs. À Lukanga, nous payons 1000 francs. À Katolo, nous payons 1000 francs pour le service de TRASCOM”, s’est plaint l’un des usagers dudit tronçon.
Au même moment, ces citoyens dénoncent la tracasserie des services de l’État. Ils citent la Police de circulation routière (PCR) et les agents du service de TRANSCOM qui perçoivent des frais sans quittance. À ces services s’ajoutent les wazalendo qui érigent des barrières presque partout sur les routes de desserte agricole, expliquent-ils.
“Le service de TRASCOM nous tracasse jusqu’au dernier degré. Je suis passé par là la semaine dernière. Quand je voulais leur donner ce qu’ils nous exigent chaque jour, ils ont refusé. Ils m’ont amené au cas des Wazalendo avec ma moto. Finalement, je leur ai laissé 25 000 francs. Quand je leur ai demandé de me donner la quittance, ils ont dit qu’ils n’en ont pas. Je demande au gouvernement de redresser les agents de TRASCOM”, a plaidé un autre usager de ladite route.
Il convient de signaler que toutes ces difficultés influencent la fixation du prix des produits agricoles en ville de Butembo. C’est, par exemple, le prix d’un sac de la pomme de terre de 100 kg coûte entre 130 milles francs et 180 milles, selon la variété.
Kakule Kilumbiro