Nord-Kivu : plus de 1000 décès liés au VIH/Sida depuis février à Rutshuru (APROCIDE) 

Enfants victimes du VIH/Sida

La situation liée au VIH/SIDA est alarmante en territoire de Rutshuru. Depuis février 2025, l’ASBL Action pour la protection civile et le développement (APROCIDE) note plus de mille décès liés à cette pandémie dans les zones de santé de Rutshuru, de Binza, de Rwanguba et de Birambizo. Ces chiffres sont en hausse comparativement à l’année précédente. 

Plusieurs causes sont à la base de cette hausse de cas de décès liés au VIH-SIDA. 

« En 2024, nous avions enregistré environ 670 dossiers liés au VIH/SIDA dans les zones concernées. Ces chiffres ont malheureusement grimpé à plus de 1 000 cas, soit une augmentation de près de 50 %. C’est-à-dire que, depuis février 2025 jusqu’à aujourd’hui, il y a déjà un enregistrement de plus de 1 000 cas. Les causes principales de cette hausse peuvent être : premièrement, des ruptures dans l’accès au traitement antirétroviral, suite à la suspension de plusieurs financements internationaux. Beaucoup de patients, surtout des vieillards, ont vu leur traitement interrompu, ce qui entraîne des complications fatales. Deuxièmement, une faible couverture des dépistages et des suivis médicaux, car dans ces zones, l’accès aux centres de santé est limité. Beaucoup de personnes vivent avec le VIH sans connaître leur statut, ce qui retarde leur prise en charge. Troisièmement, il y a la stigmatisation et l’isolement social. Il existe encore beaucoup de rejet envers les personnes séropositives », a déclaré Innocent Tuisabe, directeur exécutif de l’ASBL APROCIDE. 

Innocent Tuisabe redoute une aggravation de cette tendance si des mesures urgentes ne sont pas prises. Et pour cela, il en appelle à une mobilisation collective en vue de la reprise des financements suspendus et à un renforcement communautaire pour sauver des vies humaines.

Faustin Tawite

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