Lubero : faible taux d’inscription d’élèves dans le centre scolaire de Kipese
Les responsables des établissements éducatifs primaires et secondaires du centre scolaire de Kipese en territoire de Lubero (Nord-Kivu) expriment leurs inquiétudes par rapport à la lenteur des parents qui s’abstiennent d’inscrire leurs enfants dans les écoles alors que la rentrée est prévue pour ce lundi 01 septembre.
Dès le lancement de cette étape, les chiffres restent encore très réduits contrairement aux années précédentes, fait savoir un chef d’établissement qui s’est confié sous anonymat à RADIOMOTO.NET ce samedi 30 août 2025.
S’il pense que la situation sécuritaire incertaine dans cette entité peut-être à la base de ce défi, il pointe également la mauvaise habitude affichée par certains parents qui n’attendent que le jour de la rentrée pour maintenant venir inscrire les apprenants.
“Les parents ne veulent pas nous amener les enfants. Nous regrettons comment, pendant que nous sommes en train de vivre la gratuité de l’enseignement, les parents ne veulent pas nous amener les enfants. Ça serait maintenant l’occasion de scolariser tous les enfants possibles se trouvant dans la cité de Kipese. Nous regrettons comment les parents ne veulent pas présenter leurs enfants à l’école pour l’inscription. Ça, c’est une mauvaise mentalité. Il fallait que les parents soient habitués à envoyer les enfants à temps opportun : deux semaines avant, ou soit même un mois avant comme ailleurs. Ailleurs, on reçoit les enfants même pendant les périodes de vacances. Je voudrais que les parents puissent maintenant cultiver de bonnes habitudes à envoyer les enfants à l’école à temps pour que nous puissions avancer à un bon rythme. Mais sinon, le lundi, il y aura encore perturbation des activités scolaires et c’est ce que nous ne voulons pas. Nous voulons aussi l’ordre comme les autres”, a-t-il regretté.
De toutes les tempêtes qui passent, notamment à partir de 2017 avec la guerre qui opposait les FARDC aux miliciens Mazembe, maladies d’Ebola et coronavirus, mais aussi les mouvements de grève des enseignants et aujourd’hui avec la présence de l’AFC/M23 depuis février dernier, le centre scolaire de Kipese a toujours été victime des perturbations d’activités scolaires qui impactent négativement sur le système éducatif local. D’où, il faut que des mesures importantes soient prises par les autorités compétentes afin de sauver les générations actuelles encore dans les écoles à la recherche des connaissances multidimensionnelles.
Là aussi, les infrastructures scolaires ne répondent pas aux exigences requises pour une meilleure formation des futurs cadres alors que nombreux professionnels de la craie ne sont pas encore payés par l’État congolais.
Ghislain Siwako