Butembo : Kalamu Service appelé à “s’assumer” dans la gestion d’immondices au centre-ville
L’insuffisance de moyens ne doit pas être un alibi de Kalamu Service pour abandonner intempestivement des immondices au centre de Butembo. C’est le point de vue des acteurs impliqués dans la protection de l’environnement et l’assainissement à Butembo. Ils l’ont émis à l’issue de l’atelier d’analyse du partenariat public-privé dans la gestion des déchets et des perspectives durables.

L’activité a eu lieu, ce mercredi 10 septembre 2025, au bureau de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), qui réalise un projet d’appui à la gouvernance environnementale à Butembo. Au cours de l’atelier, les participants se sont désolés du fait que dans des voies publiques au centre-ville jonchent souvent des déchets au risque d’impacter sur la santé de ceux qui exercent leurs activités tout autour.
Pour Kalamu Service, c’est faute de moyens. Les véhicules sont insuffisants, a expliqué l’entreprise.
“Le véhicule que nous utilisons actuellement n’est pas vraiment suffisant pour assurer les évacuations des immondices de la ville”, s’est-il plaint.
C’est anormal, puisque l’entreprise concernée a contracté avec la Mairie, signe qu’il devrait avoir des moyens conséquents, a notamment argumenté le représentant de la FEC. Même opinion de l’Ordonnateur délégué de la Mairie qui a représenté l’autorité urbaine à la rencontre.
“Ne parlez pas de moyens Papa ! Soyez conséquents ! Nous avons quand même l’expérience de l’évacuation des déchets au centre-ville. À l’époque, nous n’avions qu’une seule Canter, mais avec elle, on assurait le ménage dans le centre-ville. Alors, vous aussi, vous devez faire preuve de cohérence. Quand les gens vont commencer à accepter de garder les déchets à côté d’eux, ce ne sera plus une bonne journée. Si vous avez des soucis, venez vers nous. On peut vous dépanner avec notre Canter pour la cause”, a-t-il insisté.
Au Directeur de CDJP de renforcer « on ne peut pas contracter sans se mesurer ».
“Papa, vous n’allez pas signer un contrat sans vous être bien mesuré. Surtout quand les gens vont commencer à déposer ces déchets devant leurs portes : si ça traîne, ça devient une contre-campagne contre vous, oui — et même contre la mairie. C’est une vraie bombe sociale. Donc, là, ce n’est pas à prendre à la légère. Il faut qu’aussitôt déposés, les déchets soient aussitôt vidés”, a-t-il démontré.
Kalamu Service a émis un engagement de rendre désormais le service attendu de lui.
“Nous cherchons activement à augmenter le nombre d’engins. Pour l’instant, avec ceux que nous avons, nous faisons de notre mieux pour évacuer les déchets présents sur la chaussée. Mais rassurez-vous, l’objectif est clair : renforcer les capacités en engins pour améliorer encore le service”, a promis l’ingénieur Baraka Raphaël de “Kalamu Service”.
Pour lui faciliter la tâche, Kalamu Service demande aux personnes ayant des activités au centre de la ville de ne pas entreposer des déchets sur la chaussée, mais de les amasser dans des poubelles ou des points déjà identifiés pour la cause.
Outre la recommandation faite à Kalamu Service, les participants à l’atelier ont convenu qu’il faudrait que les contribuables paient régulièrement la taxe due à l’environnement et à la Mairie d’avoir une déchetterie publique afin que les immondices ne soient plus déversées dans des milieux proches des habitations humaines.
Patrick Kalungwana