Carnage dans l’Est : le gouvernement combattit avec les victimes sur fond des critiques 

Le gouvernement congolais, à travers la première ministre Judith Suminwa, présente ses sincères compassions aux populations de Lubero et Beni, touchées par les récents carnages attribués aux rebelles de l’Allied democratic forces (ADF). 

Après les attaques des villages Ntoyo en secteur des Bapere et  Maleki en secteur de Beni-Mbau, la nuit du mardi 9 septembre 2025 ; la cheffe du gouvernement exprime sa profonde tristesse face aux attaques perpétrées par les ADF dans ces entités de la province du Nord-Kivu. 

Dans un message de compassion et de réconfort rendu public ce mercredi 10 septembre, Judith Suminwa présente ses condoléances les plus émues et ses compassions aux familles éprouvées, aux blessés, et à l’ensemble des communautés affectées par ce carnage. Elle appelle à l’unité nationale et à la solidarité envers les populations du Nord-Kivu. 

La cheffe du gouvernement assure, au même moment, que les autorités ne ménagent aucun effort pour garantir la sécurité, poursuivre les responsables devant la justice et bâtir un avenir pacifique et prospère pour tous les congolais. 

Dans la nuit du lundi au mardi 9 septembre 2025, les présumées rebelles de l’ADF ont simultanément signé des incursions à Ntoyo à plus ou moins 4 Km de Manguredjipa, chef-lieu du secteur des Bapere et à Maleki, un village du secteur de Beni-Mbau situé à une dizaine de Km à l’ouest d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu). 

Si à Ntoyo les autorités locales ont dressé un bilan provisoire d’au moins 80 civils tués au côté d’autres blessés, des disparus et des dégâts matériels, de l’autre côté à Maleki, on compte une vingtaine de morts et plusieurs dégâts matériels. Pendant ce temps, « l’État islamique Daesh » se revendique les massacres de Ntoyo en territoire de Lubero. Le mouvement terroriste qui serait le parrain des ADF parle de 100 chrétiens tués dans cette partie du territoire de Lubero. 

Bien avant ce message de condoléances envers les victimes du carnage rebelle dans les territoires de Lubero et Beni, le gouvernement congolais, à travers le ministère de la Communication et des Médias venait de déplorer les frappes israéliennes contre Doha, la capitale du Qatar. Ce qui a fait l’objet des critiques sur les réseaux sociaux, certains congolais dénonçant l’absence de l’autorité de l’Etat en RDC.

Joëlle Mwengevalwahi

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