Butembo-Beni : “La synodalité concerne aussi la famille chrétienne” (Abbé Thomas Visambali) 

La synodalité concerne également la famille chrétienne. C’est l’abbé Thomas Visambali qui le dit. Ce point focal de la synodalité en diocèse de Butembo-Beni insiste sur le numérique qui ne doit pas supprimer la vie familiale. 

L’abbé Thomas Visambali intervenait, le mercredi 17 septembre 2025, au cours du Conseil pastoral diocésain à la Catéchèse. Il parle du document final du Synode sur la synodalité d’octobre 2024. 

Selon lui, les pères et mères synodaux s’étaient penchés sur l’avènement du numérique  et son utilisation dans la famille. Ils ont manifesté leur inquiétude face aux nouvelles technologies qui éloignent de plus en plus les membres d’une même famille.

“À cause du numérique, les gens deviennent de plus en plus distants les uns des autres, même lorsqu’ils sont physiquement proches. Prenons l’exemple de la famille : chacun est absorbé par son téléphone. Le père est sur son téléphone, la mère aussi, et les enfants également. On est ensemble, mais on ne se parle pas. On peut même regarder la télévision dans le même salon, mais sans échanger un mot. C’est un paradoxe : le numérique est censé nous rapprocher, mais il finit par nous diviser. On communique plus facilement avec ceux qui sont loin, mais on oublie ceux qui sont tout près. Et cela devient un réel danger pour les relations humaines”, a-t-il fait remarquer. 

Tout en reconnaissant les bienfaits de ces nouvelles technologies et demandant aux chrétiens d’en profiter, les pères et mères synodaux invitent à la rééducation de tous les membres de la famille. Les parents doivent servir d’exemple, insiste-t-il. 

“Il est temps que les parents prennent pleinement leur responsabilité dans l’éducation numérique de leurs enfants. Ils doivent leur apprendre comment et quand utiliser les téléphones et autres outils numériques. Par exemple, interdire l’usage du téléphone à table, et montrer que le moment du repas est un temps de partage : on mange ensemble, on discute, on sourit, on renforce les liens familiaux. Ce sont des habitudes simples, mais fondamentales. Mais on ne peut pas éduquer sans être soi-même éduqué. C’est pourquoi les parents doivent d’abord se convertir à ces bonnes pratiques avant de les transmettre. Si papa et maman passent tout leur temps sur l’écran, que peuvent-ils exiger des enfants ? Il faut une vraie rééducation, qui commence par les adultes, pour espérer une génération numérique responsable”, a-t-il conscientisé. 

Le conférencier a également interpellé les religieux et clergés dans leurs communautés respectives. Il les rappelle que relations interpersonnelles et intercommunautaires sont importantes pour l’avancement de l’Église. Le constat est tel que, plusieurs personnes accordent plus de temps à leurs téléphones, parlant à ceux qui sont éloignés tout en ignorant les membres de la communauté.    

Stanley Muhindo

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