Butembo : le docteur Arma Nzanzu rassure du bon fonctionnement du service de dialyse aux cliniques universitaires du Graben
Le service de dialyse fonctionne positivement aux cliniques universitaires du Graben, dans la ville commerciale de Butembo. Le docteur Arma Nzanzu, médecin traitant dans le département de la médecine interne, l’a confirmé au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET, ce mardi 23 septembre 2025.

Pour commencer, il note que la dialyse consiste à filtrer le sang afin d’éliminer certaines composantes toxiques. Selon ce professionnel de la santé, la pratique du traitement par dialyse s’effectue essentiellement chez les personnes qui ont des problèmes des reins.
« C’est une pratique à laquelle on a généralement recours lorsque les reins ne fonctionnent plus, donc en cas d’insuffisance rénale. C’est un traitement assez coûteux, bien sûr, surtout compte tenu des conditions socio-économiques de notre région. On distingue principalement deux types de patients qui devraient bénéficier de ce traitement par hémodialyse : ceux atteints d’insuffisance rénale aiguë et ceux souffrant d’insuffisance rénale chronique », a-t-il expliqué.
Dans le passé, de nombreux malades qui nécessitaient le traitement par dialyse, voyageaient pour Kampala, Nairobi, Goma, Kigali, Inde et ailleurs pour se faire soigner. Aujourd’hui, le docteur Arma Nzanzu rassure que le service de dialyse aux cliniques universitaires du Graben est en train de sauver plusieurs cas de malades qui ont eu des difficultés des reins.
« Nous avons eu à sauver beaucoup de cas, disons beaucoup de malades, avec l’insuffisance rénale. Et surtout les formes aiguës, puisque je vous ai dit que les formes aiguës, ce sont des maladies, c’est une maladie rénale qui est réversible, donc vous l’attrapez aujourd’hui. Et ça peut, avec le temps, les reins maintenant se débloquent progressivement. Et maintenant, le temps que les reins se débloquent, l’organisme sait déjà… En fait, il y a déjà l’accumulation de ces toxines-là, au niveau de l’organisme, qui devraient être éliminées par les reins, mais qui sont malades. En attendant que les reins se débloquent, il faut cette mesure-là, il faut ce traitement-là, pas remodéliser pour essayer un peu de purifier le sang ou de les débarrasser de ces toxines-là », a-t-il ajouté.
Pour un nouveau malade, la séance de traitement par dialyse peut se faire pendant plus de deux heures. En principe, le patient bénéficie de deux à trois séances par semaine, a laissé entendre le docteur Arma Nzanzu. Ce professionnel de la santé demande à la population de saisir l’opportunité pour se faire consulter au quotidien. Ce, afin de savoir son état de santé.
« Si vous avez un malade qui a des problèmes des reins, il faut l’envoyer le plus vite possible à l’hôpital avant toute complication », conseille le docteur Arma Nzanzu.
Ngunza Mapasa