Lubero : à Njiapanda, des enseignants fixent la reprise des cours à ce lundi 

Après l’accord des chefs d’établissement, les syndicats des enseignants de la sous-division Njiapanda ont décidé de reprendre les cours ce lundi (date non spécifiée, mais implicite après le 27 septembre 2025). L’enseignement était suspendu depuis le 12 septembre dernier, suite au carnage de Ntoyo qui a coûté la vie à plus de 70 civils, dont 4 enseignants. La décision a été prise lors d’une assemblée générale tenue ce samedi 27 septembre 2025 à Njiapanda.

Dans une assemblée générale tenue le samedi 27 septembre à Njiapanda, les enseignants de la sous-division de Njiapanda ont finalement décidé de reprendre le chemin de l’école ce lundi 29 septembre 2025, après plus de deux semaines d’absence, suite à la persistance de l’insécurité dans la zone, caractérisée par le phénomène ADF. 

“Les écoles qui vont redémarrer sont celles des agglomérations comme Ziapanda, Biambwe, Kambau, Manguredjipa. Mais là où il y a encore des problèmes, pour cette année scolaire 2025-2026, nous ne voulons plus entendre les termes « écoles délocalisées ». Ces écoles ont été abandonnées, et les enseignants doivent rester dans leur milieu de refuge”, a déclaré Mayani Nasson, qui a parlé au nom des enseignants de la place. 

La même source affirme que les écoles, situées dans des zones non encore sécurisées, resteront fermées jusqu’à ce que la paix y soit restaurée. Mayani Nasson appelle le gouvernement congolais à construire des bâtiments scolaires dans de grandes agglomérations pour permettre une délocalisation effective. Selon lui, les écoles ne doivent pas simplement fonctionner sans structures adéquates.

« Nous demandons au gouvernement de construire d’abord des classes d’urgence pour ces écoles-là. C’est une rentrée scolaire partielle. Quand le gouvernement aura construit ces classes d’urgence, ces écoles aussi vont redémarrer », a-t-il renchéri. 

Il convient de rappeler par ailleurs que les enseignants avaient décidé de suspendre les cours à Njiapanda-Manguredjipa, après le carnage qui avait fait plus de 70 morts à Ntoyo. 

James Lusenge

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