Oïcha : des activités paralysées ce samedi suite à l’appel au deuil après une embuscade rebelle
Les activités socio-économiques et scolaires sont restées paralysées, ce samedi 27 septembre 2025, en commune d’Oïcha. La population a répondu favorablement à l’appel de la société civile pour pleurer les victimes de l’embuscade tendue par les ADF sur l’axe Oïcha-Mamove. Des commerçants dénoncent cette attaque et regrettent que l’insécurité continue à consumer leurs capitaux et à les paupériser.
Dès le matin de ce samedi, un dispositif sécuritaire a été déployé au rond-point central d’Oïcha et dans d’autres coins stratégiques. La journée a été calme, seules les activités ont été paralysées. Au centre-ville et dans les quartiers, la plupart des boutiques et kiosques n’ont pas ouvert leurs portes. L’ambiance a également été inhabituelle au marché central d’Oïcha.
Plusieurs étalages étaient vides, sauf chez les revendeurs de poissons où un engouement a été constaté. Certaines boucheries ont ouvert leurs portes, mais les secteurs du transport en commun et de l’éducation ont été paralysés. C’était une manière pour les habitants d’Oïcha de pleurer avec les familles des victimes de l’embuscade ADF qui a fait huit morts, tous des commerçants.
Cette attaque choque d’autres commerçants qui regrettent qu’après avoir fui leurs champs, ils devront également fuir les routes qui les amènent dans d’autres entités pour écouler leur marchandise. Kima Kambale, un commerçant au marché d’Oïcha, déplore la perte continue de leurs capitaux pillés ou incendiés par les ADF.
Ce même samedi, quatre des huit victimes de cette embuscade ont été inhumées par leurs familles dans une atmosphère chargée d’émotion. Parmi elles figurent deux femmes et deux hommes. À la morgue de l’hôpital d’Oïcha, quatre autres corps y reposent, dont deux femmes, en attendant leurs inhumations.
Samy Kitha