Butembo : L’EERA témoigne du rôle « libérateur » de Mgr Kataliko et salue l’œcuménisme
Il y a 25 ans, la mort arrachait un homme d’une béatitude incontournable. L’homme de développement et libérateur. Depuis lors, son nom fait parler de lui à travers le monde, y compris dans les églises non Catholiques.
« Il s’agit d’un fruit de sa détermination pour la promotion intégrale de l’homme », retient Monseigneur Cardinal Katembo Kyaviro Pierre Erasme. Ce dernier est représentant légal suppléant de l’Eglise Évangélique du Rite Africain, EERA, patriarcat d’Afrique, Archevêché de de Katwa-Vukaka. Il s’est exprimé ce lundi 29 septembre 2025, au cours d’une interview avec Radio Moto Butembo-Beni. Monseigneur Kataliko est un libérateur.
« Monseigneur Kataliko a fait beaucoup de bien, spécialement pour l’EERA. Lorsque la crise a frappé l’église par l’arrestation du fondateur de l’EERA, le Patriarche Paluku Kalwaghe, c’est bien Monseigneur Kataliko qui l’a libéré puisqu’il était déjà ligoté. Lui (Mgr Kataliko) venait de Kinshasa, déjà au sortir de son avion, on l’a du coup informé de ce qui se passait… Il a vraiment marqué l’histoire de notre église », se rappelle Monseigneur Kyaviro Pierre Erasme.
Bonnes relations
Pour le représentant légal suppléant de l’église de EERA, les relations entre l’Eglise Catholique et l’église de EERA sont au bon fixe. « Tout se passe bien entre nos deux églises. Déjà le chrétien baptisé et confirmé en l’Eglise Catholique, nous ne pouvons plus le baptiser, non. On considère déjà le baptême Chrétien. Seulement, on augmente des enseignements liés à notre charisme. D’ailleurs, c’est sur base de sa carte de baptême au niveau de l’Eglise Catholique qu’on fabrique l’autre carte adaptée à notre église. Les relations sont au bon fixe », témoigne-t-il.
Dans le cadre de l’œcuménisme, Monseigneur Cardinal Katembo Kyaviro Pierre Erasme, demande à tous les chrétiens et fidèles de toutes les églises, de vivre dans l’amour et l’unité comme le prônait Monseigneur Kataliko. « L’unité et l’amour dont faisait preuve Monseigneur Kataliko, c’est cela le plus important », conseille-t-il.
Rappelons que ce ministre de Dieu, Monseigneur Emmanuel Kataliko est mort à Rome, le 4 octobre 2000.
Ngunza Mapasa
