Butembo-Beni : les jeunes prêtres en session au Theologat Saint Octave de Vulindi
L'abbé Kahindo Katsinge Valérien, président de l’Union des prêtres séculiers au diocèse de Butembo-Beni. Ph. Stanley Muhindo
Une session de formation destinée aux prêtres du diocèse de Butembo-Beni a débuté ce mardi 30 septembre 2025. Cet atelier se déroule au Théologat Saint-Octave de Vulindi, dans la ville de Butembo. L’objectif principal de cette rencontre est de réaliser un diagnostic organisationnel du ministère sacerdotal au sein du diocèse.
Au moins 61 prêtres de mois de 5 ans de sacerdoce participent à cette formation. Tout sera axé autour du grand thème « Seigneur, ne nous laisse pas dans la honte » tiré du livre du prophète Daniel au chapitre 3 et le verset 42. C’est l’abbé Kahindo Katsinge Valérien, président de l’Union des prêtres séculiers au diocèse de Butembo-Beni, qui facilite les échanges.
Ce prêtre parle d’une formation permanente qui motive cette organisation diocésaine par le vœu de rappeler aux prêtres certaines orientations de l’Eglise et recadrer certains comportements qui vont à l’encontre du sacerdoce tel que conçu par l’Église. C’est également une occasion de rappeler aux participants qu’ils ont le devoir d’éviter tout acte pouvant impacter négativement sur la foi des fidèles, précise l’abbé Katsinge Valérien.
“Il peut y avoir des visions qui ne sont pas organisées, des visions qui s’écartent de ce que nous faisons. Il faut alors recadrer et raviver l’élan de vivre le sacerdoce comme un véritable sacerdoce : retrouver la joie du sacerdoce, la joie du ministère que nous avons à exercer. Le vrai problème, c’est la vocation elle-même : est-elle bien orientée ? A-t-elle été bien discernée ? A-t-elle été bien vécue ? C’est là le premier point à examiner. Ensuite, exerçons-nous notre vocation telle qu’on l’a apprise au séminaire ? Car on y reçoit une formation théorique, mais il faut aussi la mettre en pratique. Le ministère sacerdotal que nous exerçons répond-il réellement aux attentes de nos fidèles ? Répond-il à leurs besoins spirituels ? Ou bien sommes-nous parfois en décalage, au point de ne plus les aider à vivre leur foi ? Ce sont ces éléments que nous devons analyser ensemble. C’est dans ce sens que nous avons choisis des thèmes qui répondent à ces préoccupations”, a-t-il expliqué.
Pour cette première journée, les participants ont été en carrefours dans la matinée. Cela permettra au facilitateur d’orienter les enseignements par rapport aux problèmes qui seront déjà soulevés, mentionne l’abbé. Après ces travaux, d’autres exposés ont suivi. Ils se rapportent essentiellement sur la vie sacerdotale. La formation se clôture ce mercredi.
Stanley Muhindo