Lubero : des activités scolaires peinent à reprendre à Ntoyo
Cette image n'est qu'une illustration. Elle ne montre pas l'institut Karuruma. Ph. Droit tiers
Les activités scolaires peinent à reprendre au village de Ntoyo et environs. Cette paralysie fait suite à la précarité de la situation sécuritaire dans cette partie du secteur des Bapere, en territoire de Lubero.
Depuis le 8 septembre dernier, les activités scolaires demeurent perturbées suite aux massacres de paisibles citoyens par les rebelles présumés de l’ADF dans ce village situé à plus ou moins 5 kms de Manguredjipa. Soucieux de l’éducation des enfants, les chefs établissements locaux qui regrettent l’impact du phénomène ADF dans la région, montent des stratégies pour récupérer les élèves de Ntoyo, Masisi et Kasenye.
Kasereka Kamaliro, préfet des études de l’institut Ntoyo, propose aux enfants de s’orienter dans des écoles des milieux où ils ont trouvé refuge pour ne pas rater la formation cette année.
“Depuis que le carnage a eu lieu à Ntoyo, nous n’avons plus eu de contact avec les élèves. Néanmoins, juste après avoir contacté certains parents, nous avons trouvé mieux que comme nous n’étions qu’à la première journée de la rentrée scolaire. Si, du moins, certains élèves peuvent être disponibles, il faut qu’ils nous contactent pour que nous puissions prendre certaines dispositions. Nous avons contacté certaines autorités scolaires, notamment la sous-division. Elle est prête à recevoir les enfants dans certaines écoles de la place. Comment continuer la formation de nos élèves de l’axe Ntoyo, soit à Manguredjipa, soit à Njiapanda, pour qu’ils le voient comment les encadrer dans les milieux qui paraissent quand même sécurisés. Aux parents, nous demandons à ce qu’ils nous envoient les enfants”, a-t-il plaidé.
Il convient de rappeler que plus de 70 civils avaient innocemment péri lors d’une incursion à l’actif des rebelles présumés de l’Allied democratic forces (ADF), le 8 septembre dernier.
Jeudi dernier, 3 personnes d’une même famille avaient été enlevées en plein activité champêtre, avant d’être retrouvées mortes. Cela ne permet pas le retour des parents pour que les cours reprennent dans la région.
James Lusenge