Beni : la commercialisation et la prise abusive de l’alcool interdites à Vusorongi avant 13h
L’abus d’alcool dans la localité de Vusorongi est source de nombreux troubles à l’ordre public, de délinquance, et concerne une population allant des hommes adultes aux mineurs. Face à cette situation, les autorités locales ont décidé d’interdire la vente et la consommation d’alcool avant 13 heures locales. Cette mesure, mise en place dans ce village du groupement Masiki-Vayana, en chefferie des Bashu, sur la route Kyondo-Kyavinyonge), apporte un soulagement, particulièrement aux femmes.
Lyavemba Mukalangirwa, un chef local, a rapporté que l’entité de Vusorongi est calme sur le plan sécuritaire. Puis, il a déploré la prise abusive des boissons alcoolisées.
“Nous sommes en train de bien collaborer avec les FARDC. Mais ce qui nous trouble, c’est que nous avons déjà pris une décision. Parce que, déjà chaque matin, vous devriez trouver presque tous les hommes en train de prendre de la boisson alcoolique. Alors, nous, en collaboration avec les chefs capita, chefs des quartiers et autorités militaires, nous avons réglementé cette consommation. Nous avons voulu que ça se face à partir de 13 heures. Parce que c’est l’occasion de l’oisiveté. Ici, au centre, vous trouviez une personne dans un kiosque, il va appeler l’autre. Et cet autre appellera son ami. Et tout le monde ne sera plus au champ. Alors, lorsqu’ils sont déjà des soulards, ils n’auront plus du respect, ils vont troubler la situation”, a-t-il déclaré.
Même les enfants garçons ne sont plus capables de s’abstenir de la boisson, regrette Yavim Bamou Kalangiroa. (1:19) Voilà un autre problème.
Lyavemba Mukalangirwa regrette par ailleurs le fait que même les enfants de 10 ans se mettent à consommer de la boisson alcoolisée.
“Tout cela est dû à ces désordres. Ces enfants ne respectent plus leurs parents. Est-ce que les soulards ont encore de la conscience ? Non”, a-t-il ajouté.
Il appelle toute la population de sa juridiction à observer bien cette décision.
“Toute la population doit nous aider pour observer cette décision. D’ailleurs, plusieurs femmes saluent la prise de cette décision parce que ça les aide pour que les hommes les accompagnent au champ. Les hommes, lorsque vous prenez de l’alcool du matin au soir, et quand vous n’aurez plus de l’argent, vous serez obligés d’aller récupérer un colis à la maison pour venir le vendre et puis avoir de la boisson. Alors que vous ne travaillez même pas. Ce qui n’est pas bon”, a-t-il conseillé.
Il convient de rappeler que ce problème a été décrié d’une part par les autorités locales ou par les parents, surtout les femmes.
Joseph Bakwanamaha