Beni : l’administration de Bulongo insiste sur le respect du taux de change dans toutes les transactions économiques
“Toutes les transactions économiques doivent désormais respecter l’équivalence de la monnaie locale, le franc congolais, telle que mise à jour par la Banque centrale du Congo”. C’est la conclusion qui est ressortie de l’assemblée convoquée par le chef de secteur de Ruwenzori, dans le territoire de Beni, Kasereka Mapati Japhet, ce mardi 21 octobre 2025.
La rencontre a réuni les chefs des groupements, les responsables des services économiques, les représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les autorités de la sous-division scolaire de Bulongo et de la zone de santé de Mutwanga, ainsi que des membres de la société civile. Et la décision est intervenue après un débat sur le déséquilibre du taux de change et l’appréciation du franc congolais face au dollar américain.
Le chef de secteur, Kasereka Mapati Japhet, a souligné la nécessité de valoriser la monnaie nationale dans toutes les transactions économiques.
“Ce que nous devons retenir, c’est que le tau qui doit être appliqué sur toute l’étendue du secteur de Ruwenzori, c’est le taux fixé par la Banque Centrale du Congo, car c’est la seule autorité habilitée ou compétente, n’est-ce pas, à fixer le taux d’échange. Donc, nous trouvant sur le territoire congolais, nous avons le devoir de faire respecter ce taux. Nous avons instruit au service de l’économie de travailler ensemble avec la FEC pour pouvoir réguler et se rassurer, surtout que les prix des biens et services sur le marché puissent coïncider avec le taux actuel”, a-t-il insisté.
La mesure concerne également le paiement de l’Impôt personnel minimum (IPM), pour lequel des incompréhensions persistaient entre assujettis et taxateurs, surtout lors des paiements en francs congolais alors que l’impôt est fixé en dollars. L’autorité locale a précisé que dorénavant, les taxateurs doivent percevoir les paiements selon l’équivalence d’un dollar au taux du jour fixé par la Banque centrale du Congo.
“En ce qui concerne les paiements de l’IPM, nous nous sommes convenus que l’IPM sera payée au taux actuel. En principe, comme vous le savez, l’IPM se paie en francs congolais et c’est là au taux fixé dans les budgets. Mais il se fait que malheureusement, il s’est introduit une erreur, n’est-ce pas ? On a l’impression qu’au lieu de mentionner le montant en franc congolais, cela a été mentionné en dollars. Ce qui fait que nous devons aussi, comme secteur, être conséquents, n’est-ce pas, d’adapter ce taux-là au taux actuel, c’est-à-dire le taux fixé par la Banque centrale du Congo”, a-t-il clarifié.
Par ailleurs, le représentant du chef de la sous-division de l’Éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté de Bulongo, Mbusa Tutele, recommande aux chefs d’établissements scolaires de s’adapter aux changements actuels du taux de change et de se référer aux textes légaux fixant les différents paiements.
“Par rapport au taux, nous avons dit qu’un chef d’établissement ne peut refuser quelle que soit la monnaie congolaise ou bien le dollar. Ceci, nous avons dit que c’est par rapport à l’assemblée des parents. Vous avez tenu une assemblée de parents ou vous avez pris des conventions avec les parents. Et si vous avez fixé les frais scolaires en dollars, vous êtes conséquent. Vous êtes un chef d’établissement parce qu’il y a déjà une convention avec les parents. Et pour celles-là qui n’ont pas encore fixé les frais scolaires, parce que nous sommes réjouis par le texte, il y a l’arrêté du gouverneur portant fixation des frais de scolarité, qui demande à ce que les frais scolaires soient fixés en monnaie congolaise, c’est-à-dire notre monnaie locale, ce sont les francs congolais”, a-t-il rappelé.
Alors que le franc congolais s’apprécie positivement sur le marché face au dollar, on ne sent toujours pas le changement dans le quotidien du citoyen. Ce qui laisse plusieurs à se poser des questions sur son impact communautaire. Les autorités rassurent toujours.
Romulus Nguru