Musienene : la société civile dénonce l’arrestation de son président
La société civile, noyau de Musienene, Chef-lieu de la chefferie de Baswgha en territoire de Lubero, dénonce l’arrestation de son Président depuis jeudi 23 octobre 2025 par un groupe présumé de Wazalendo. Cette structure citoyenne l’a fait savoir ce vendredi 24 octobre dans une déclaration ouverte.
Selon son secrétaire, Kambale Maboko Fanuel a été arrêté au niveau de Kyambogho juste à l’entrée de la ville de Butembo lorsqu’il revenait d’une réunion. Ce dernier a directement été conduit au camp de ce groupe armé, rapporte la source de RADIOMOTO.NET.
Bien que la raison de son attestation n’ait pas été évoquée dans la déclaration, le secrétaire de la structure citoyenne de Musienene l’attribuerait à la récente action de la société civile qui s’est soldée par le dégarnissement de ce groupe de Wazalendo près de Musienene, accusé de s’illustrer dans les tracasseries contre les paisibles citoyens. Patrick Muhindo Vinywa appelle à sa libération sans condition.
“Nous recommandons à toutes les autorités de s’impliquer pour que le Président soit remis dans ses droits, sans délai et sans condition. Si le cas ne se traite pas à l’amiable, en tout cas, la population est prête à saisir d’autres instances et à mener des actions pour que, finalement, le Président de la société civile, considéré comme les yeux et les oreilles de la population, soit retrouvé vivant. Nous pensons que cela pourrait être une forme de vengeance en rapport avec l’événement survenu dans la cité de Musienene, il n’y a pas longtemps : ces groupes armés qui ont été obligés de quitter la cité suite à certains actes inhumains qu’ils avaient commises, parmi lesquels des meurtres et des arrestations arbitraires. Nous supposons que cela peut être l’une des raisons, parce qu’à vrai dire, ils ont été délogés contre leur volonté”, a-t-il fait savoir.
Dans la matinée de ce vendredi, les activités socio-économiques sont restées partiellement paralysées à Musienene-Centre à la suite d’un appel d’une journée sans activité pour exiger la libération du président de la société civile. Certains commerces ont évité d’ouvrir aux premières heures. La situation est redevenue à la normale en début d’après-midi, font savoir nos sources locales.
Justin Kasembo