Butembo : à Mususa, la société civile alerte sur la récurrence des cas de vols armés
Maître Moise Ndekeyonge, président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo et du Kyaghanda Yira. Ph. Glodi Mirembe
Le président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo déplore les cas de vols à mains armées ce mois d’octobre 2025 dans certains quartiers de cette entité. Ce samedi 25 octobre 2025, Maitre Moïse Ndekeyonge a partagé à RADIOMOTO.NET un tableau sombre de l’état sécuritaire dans les quartiers Bwinongo et Kitulu.
À Bwinongo, une famille a été visitée par les porteurs d’armes à feu avec les pieds de biche. Ils ont emporté des biens lors de leur opération. Dans le quartier Kitulu, des braquages des passants et des cas de vol de motos sont signalés dans certaines parcelles, s’inquiète-t-il.
« La commune Mususa est perturbée par l’insécurité. Notamment, il y a des cas de cambriolage, même des cas de vol. Que ce soit la nuit ou le jour. Il n’y a pas longtemps, dans un quartier appelé Toulouse, des jeunes gens — bon, pas si jeunes d’ailleurs — des cambrioleurs, ont sauté le mur d’une parcelle et emporté une moto. C’était une moto de marque Boda-Boda. Ils sont partis avec. Il y a aussi un monsieur, dans le même quartier de Toulouse, qui a été tabassé. Il a été attaqué brutalement, dépouillé de tous ses biens. Et dans certains endroits comme Bwinongo, on remarque que le système dit ‘Kasuku’ semble réapparaître », a-t-il alerté.
Maitre Moise Ndekeyonge demande aux autorités de penser au calvaire des habitants de sa municipalité en prenant en main leurs responsabilités. Il recommande également de dénicher ceux qui vendent les motos usagers dans cette partie de la ville. Ce cadre de la structure citoyenne recommande aux parents de surveiller les mouvements de leurs enfants, car la majorité peut être en connivence avec les malfaiteurs.
« Nous nous disons que nous devons tous voir comment corriger cela. Être trop, trop, trop vigilants. À cette occasion, nous appelons aussi l’autorité fédérale à voir dans quelle mesure réactiver ce système de sécurité. Par ailleurs, nous avons aussi été alertés à propos d’un nouveau système, apparemment lié à la vente de motos sans provenance claire — ce qu’on peut appeler document de bord. C’est-à-dire qu’on demande une déclaration de vente de moto, mais elle n’existe pas. Nous pensons qu’il est temps que le responsable de la commune, tout comme l’autorité urbaine, voie comment renforcer son système de sécurité opérationnel. Nous lançons aussi un appel aux parents : dans quelle mesure peuvent-ils surveiller leurs enfants ? Un enfant qui a terminé ses études, mais qui passe toute sa journée dans le quartier, sans occupation claire… En tout cas, voyons comment encadrer les jeunes », a-t-il recommandé.
Aux heures vespérales, Butembo connait des mouvements suspects de personnes non identifiées. Ces dernières ravissent les motos de nombreux conducteurs en milieu urbain.
Dany Mweusi