Butembo : REDHO salue l’approbation de sa lettre ouverte contre le harcèlement dans les universités
Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) salue l’appropriation du contenu de sa lettre ouverte sur les cas de harcèlement dans les universités par les gestionnaires des institutions supérieures et universitaires de Butembo et environs. Maitre Muhindo Wasivinywa, son coordonnateur, l’a dit à RADIOMOTO.NET, ce jeudi 06 novembre 2025.
Il a fait savoir que depuis la publication de sa lettre pour dénoncer ce fléau, plusieurs activités ont été menées. REDHO a fait des sensibilisations dans les universités avec les gestionnaires qui ont accompagné la lutte. Des comités de suivi ont été initiés. Ces activités et bien d’autres ont amené les auteurs à se redresser, se réjouit le REDHO. La même organisation a rencontré certaines victimes.
“Nous nous réjouissons pour les quatre mois passés. D’après les rapports que nous avons reçus, certains enseignants et professeurs, autrefois considérés comme des bourreaux ou réputés pour des actes de harcèlement, ont quand même été atteints par les efforts de sensibilisation. Il y a même des universités qui ont mis en place des sous-groupes chargés de traiter spécifiquement cette question. Vous savez, en ce qui concerne le harcèlement, nous avons connu des victimes qui avaient peur de dénoncer, et d’autres refusaient que des plaintes soient déposées en leur nom”, s’est-il réjoui.
Le REDHO dit être prêt à accompagner les victimes. Ainsi, il appelle ces dernières à dénoncer pour lui permettre d’atteindre son objectif de zéro cas de harcèlement en milieu académique comme en milieu scolaire.
“Nous voulons qu’il y ait zéro cas de harcèlement dans le monde académique. Il nous a été rapporté que même dans certaines écoles secondaires, des séances de sensibilisation sont organisées, tant auprès des enseignants que des élèves, en particulier les filles, pour les inciter à dénoncer toute forme de harcèlement dont elles seraient victimes. Mais au-delà de cela, nous insistons pour que la lutte contre le harcèlement ne soit pas uniquement une affaire des activistes des droits humains. C’est une question qui concerne tout le monde. Toute personne, quel que soit son statut, qui est victime de harcèlement sexuel, doit se sentir libre et encouragée à le dénoncer. Nous avons réaffirmé notre engagement à accompagner les victimes, afin de décourager cette pratique inacceptable dans tous les milieux éducatifs”, a-t-il renchéri.
Il convient de noter que les caractéristiques du harcèlement touchent les agressions pouvant être physiques, verbales, psychologiques ou virtuelles. Elles visent, selon les scientifiques, à porter atteinte à la dignité de la personne, son intégrité physique ou psychologique, et à dégrader ses conditions de vie ou de travail.
Esther Vwiravwahali