Butembo : la synergie des Wazalendo confirme la délocalisation progressive de ses positions aux environs de la ville
La synergie des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), Front Grand Nord, confirme le début du processus de délocalisation de ses positions situées aux environs de la ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu.
À en croire le porte-parole adjoint des Wazalendo dans la région, l’opération commence ce 18 novembre 2025. Le colonel Guy Ngavo rassure que la synergie est déjà prête pour cette opération.
« Tout porteur d’armes n’est pas Muzalendo. Le cas récent qui s’est passé à Musimba, où on a tué une étudiante, nous déplorons cet assassinat. Pour des mesures palliatives, nous avons déjà commencé à délocaliser les positions des Wazalendo. Aujourd’hui même, on vient de délocaliser une position qui était située juste à côté de l’ISTM. Nous sommes prêts à délocaliser nos positions. Tous, nous ne sommes pas dans la synergie. Nous sommes bien identifiés. La synergie compte aujourd’hui 18 mouvements bien identifiés par les services de l’État. Ce qui s’est passé à Musimba, ce n’était pas un membre de la synergie. C’était un intrus, un monsieur qui se faisait passer pour un Muzalendo sous le nom de Zingene. Il est traqué et doit répondre de ses actes devant les juridictions, notamment devant l’auditorat militaire. Pour protéger la population de Manguredjipa, nous sommes vraiment bien disposés. Nos positions sont toujours en alerte pour que les ennemis ne puissent pas encore une fois massacrer notre population », a-t-il rassuré.
La même source mentionne que la délocalisation se réalise sur demande du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général major Kakule Somo Évariste. Il s’agit donc d’une réponse de l’autorité provinciale pour apaiser le climat social et reprendre le contrôle sur la présence militaire en zone urbaine.
Lors de leur manifestation la semaine dernière, pour rappel, les étudiants venaient d’exiger des autorités le retrait des Wazalendo des alentours des milieux scolaires et universitaires. C’était après le meurtre de l’étudiante Vyaghula Rosette de l’ISTM, atteinte d’une balle lors des accrochages entre deux groupes armés du côté de Musimba, dans le territoire de Lubero.
Avec Ghislain Hangi de la RTVH