Carnage à Byambwe : le député Muhindo Simisi Obedi exige le remplacement des militaires basés à Bapere et Manzia
Le député national Muhindo Simisi Obedi exige le remplacement des unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basées dans le secteur des Bapere et le groupement Manzia, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). L’élu de Lubero pointe ces militaires d’être incompétents.
Le représentant du peuple s’est exprimé au lendemain du massacre des civils à Byambwe. Une attaque ADF qui a couté la vie à une cinquantaine de personnes au côté de plusieurs dégâts matériels.
Dans une motion d’information adressée aux ministres de l’Intérieur et de la sécurité, de la défense nationale, de la justice et garde des sceaux, lue devant ses collègues députés lundi 17 novembre 2025, le député Simisi Obedi a décrié l’insécurité grandissante, qui secoue actuellement la région. Muhindo Simisi Obedi déplore le silence du gouvernement face aux cris de la population longtemps meurtrie.
« Ce ne sont plus des « faits divers » ou des « incidents sécuritaires ». Non. Ce sont des massacres de masse, qui se répètent avec une régularité macabre. Et à chaque fois, la même question obsédante revient : où sont nos forces de sécurité ? On tue la population alors qu’elles sont à quelques mètres seulement. Le hasard fait mal les choses », a-t-il interpellé.
Face à ce silence qu’il qualifie de trahison, le député national exige le retrait immédiat des unités militaires basées dans les zones citées ci-haut, parmi d’autres exigences.
« Au nom de mes concitoyens, premièrement, j’exige le retrait immédiat des unités militaires dont la passivité équivaut à une trahison. Qu’ils soient remplacés par des soldats patriotes, déterminés à combattre et non à observer. Deuxièmement, j’exige l’armement et la reconnaissance des groupes de milices d’autodéfense locale. Donnons-leur les moyens de leur survie. Troisièmement, j’exige une enquête parlementaire indépendante. Quatrièmement, j’exige la tenue urgente de procès contre tous ceux, en uniforme ou non qui, par leur action ou leur inaction, ont du sang sur les mains », a-t-il insisté.
Sans mâcher les mots, l’élu de Lubero démontre que l’État a failli à sa mission régalienne dans les territoires de Lubero et Beni. La mission de protéger les citoyens et leurs biens. Pour le député, on ne peut pas construire une nation sur les charniers et larmes des orphelins.
Joëlle Mwenge