Lubero : un appel à observer une journée de deuil en mémoire des victimes du récent carnage à Bapere 

La population du territoire de Lubero est appelée à observer une journée de deuil ce mercredi 19 novembre 2025. Cette décision fait suite à un appel lancé par les forces vives locales (société civile, mouvements citoyens et groupes de pression).

Une correspondance annonçant la journée a déjà été adressée à l’administrateur de territoire. Les forces vives de Lubero veulent, par cette action, éveiller la conscience collective sur ce qui se passe en secteur de Bapere et en chefferie des Baswagha. Elles veulent également compatir avec les familles victimes de derniers massacres. À part la cessation des activités, des cultes et messes sont organisés dans différents coins du territoire. 

« On en a marre et ça doit cesser. Nous venons de décréter une journée de deuil à la mémoire de toutes les victimes qui ne cessent d’être tuées uniquement dans le secteur de Bapere. La journée de demain est déclarée journée de deuil en leur mémoire. L’objectif est d’interpeller la conscience collective et aussi de rappeler aux autorités qu’avoir la paix dans ce secteur, ce n’est pas une faveur, mais un droit pour le citoyen congolais. Ni moto, ni boutique, ni même d’autres activités ne seront autorisées. On va se réunir dans deux églises, et ensuite, on sera dans la salle du bureau de la commune de Lubero pour un rassemblement où on va allumer les bougies, qui est pour nous un symbole d’espoir. On se dit qu’un jour, la paix ne sera pas une utopie, mais plutôt une réalité sur tout le territoire de Lubero », a déclaré Blaise Kalisha, porte-parole occasionnel de la synergie.

C’est depuis le 12 juin 2024 que le premier massacre a eu lieu à Maikengu, dans le secteur des Bapere. Dès lors, des centaines de personnes continuent à être massacrées dans le Baswagha et le Bapere. Le cas le plus récent est celui qui a eu lieu à Biambwe, chef-lieu du groupement Manzia où des personnes avaient été exécutées au centre de santé de référence du milieu. Ces massacres ont couté la vie à plus d’une cinquantaine de personnes.   

Augustin Kasigha 

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