Lubero : Mubana, ce grenier agricole de la côte ouest du lac Edouard

L’agglomération de Mubana, située sur la côte ouest du lac Édouard, tout comme les autres entités de la zone Graben/Vuholu, en province du Nord-Kivu, disposent d’un potentiel agricole considérable grâce à la fertilité des terres. Les populations y cultivent le manioc, le café, les haricots, les arachides, les tomates, etc. Mais elles ne parviennent pas à tirer la plus-value de cette richesse.

Face à ce constat, des voix locales, contactées par RADIOMOTO.NET ce vendredi 21 novembre 2025, dont celle de Kakule Muviri Jérémie, cadre de la place, indiquent que le manque d’infrastructures routières empêche l’évacuation rapide des produits vers les marchés. Cela entraîne leur dévalorisation et une perte économique énorme pour les exploitants. 

Selon lui, à cette difficulté s’ajoute l’insécurité persistante orchestrée par des hommes armés. Elle compromet la stabilité des activités agricoles et accentue la précarité des familles, poursuit Kakule Muviri. Il appelle le gouvernement congolais à intervenir à travers les ministères du Développement rural, du Commerce extérieur et de l’Agriculture et sécurité alimentaire pour résoudre ce problème. 

« Le manioc constitue une production importante. Il nous permet de fabriquer de la farine, qui est l’aliment de base dans de nombreux foyers de cette agglomération, ainsi que dans les entités environnantes comme Masereka, Kipese, Kitaki, Mighende, et dans les forêts de Kyavirimu, à Kabiniro, dans les forêts de Kyawikere, en allant vers Kasisi. Nous produisons également du café, du maïs et des arachides. Mais malgré cette richesse agricole, la culture dans notre agglomération ne peut pas évoluer. Notre souhait le plus profond est d’abord une paix durable. Ensuite, nous lançons un appel au ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, ainsi qu’à celui du Commerce extérieur, de tourner leurs regards vers la région du Graben. N’oublions pas non plus le ministre du Développement rural. Vous savez, même si nous produisons beaucoup, sans infrastructures de base comme les routes, il devient impossible d’acheminer nos productions vers le marché. Faute de routes, nos efforts sont réduits à néant », a-t-il démontré. 

Ainsi donc, l’amélioration des cultures, des routes, la préservation du climat écologique et la sécurisation de la région sont présentées comme conditions indispensables pour permettre aux populations de valoriser leurs denrées agricoles, renforcer l’économie locale et assurer la sécurité alimentaire des ménages.

Ghislain Siwako

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