Butembo : L’appel du maire aux habitants à vaquer à leurs activités suffit-il pour contribuer aux efforts de paix dans l’Est ?
L’appel du maire de Butembo aux habitants à vaquer librement à leurs activités suffit-il pour contribuer aux efforts de paix dans l’Est de la RDC ? Radio Moto Butembo-Beni a posé cette question à Edgar Katembo Mateso, Ancien Cadre de la Société civile et Enseignant à l’Université de l’Assomption au Congo (UAC), ce vendredi 28 novembre 2025. Notre question tient de la journée annoncée sans activités par la synergie de groupes de pression et mouvements citoyens.
Au cours de l’émission diffusée sur les ondes de la RMBB à 10h30, Edgar Mateso croit que l’appel du maire ne suffit pas à lui seul. Pour cet ancien membre de la société civile, l’occasion serait propice pour l’autorité urbaine d’appeler les différentes couches de la population dans un conseil restreint de réflexion sur la situation sécuritaire, que de lancer la journée par des Salongo qui, à plus forte raison selon notre source, sont organisés juste sur des grandes artères.
« Il aurait dû organiser plutôt un conseil élargi. Bien sûr, dans son traditionnel message, d’appeler les gens à vaquer à leurs activités, il allait appeler ces jeunes pour leur dire qu’il est possible que vous ayez des informations à nous fournir … Il aurait dû appeler les groupes de pression, les mouvements citoyens, la société civile autour du comité urbain de sécurité pour essayer de voir s’il n’y a pas de risque tout autour de la ville », analyse Edgar Mateso.
S’engager
Pour notre interlocuteur, l’espoir de la stabilité est permis avec la population qui peut relever le défis, bien qu’à long terme. Edgar Mateso invite, par exemple, les jeunes à agir pour la cause commune aux cotés des autorités. Ce, en s’engageant soit dans l’armée, soit dans la police soit dans la politique.
« Nous avons des opportunités d’entrer dans la police et/ou l’armée. C’est vrai nous allons entrer comme des subalternes, mais à un certain niveau nous pouvons évoluer et devenir décideurs. Nous ne devons pas louper les opportunités comme ça. Aujourd’hui, le Gouverneur est de notre coin. S’il pouvait attendre des spéculations qui se font autour de l’armée, il ne serait pas au poste qu’il occupe aujourd’hui. Nous avons également la politique. Moi j’ai déjà pris le premier pas, parce que je voudrais me rapprocher de ceux qui prennent les décisions », mobilise-t-il.
Cet Enseignant invité autorités et population à éviter de courir derrière les évènements mais à toujours penser déjà aujourd’hui, ce qu’on fera demain, 10 ou 20 ans après. Puisque, à l’en croire, il ne faudrait pas que le mal qui fait des victimes aujourd’hui se pérennise sur toutes les générations.
Visesa Louangel