Beni : Le député national Saidi Balikwisha accusé de « museler » son allié Mafungula Christian, élu provincial
Une controverse politique, suscitée par la prétendue exclusion d’un élu provincial, défraie actuellement la chronique dans plusieurs entités du Territoire de Beni (Nord-Kivu). Jeudi 4 décembre 2025, un « citoyen engagé », Kasereka Mathe Gerkas, a adressé une lettre ouverte au Député National Saidi Balikwisha, fustigeant une « gestion opaque » de la situation postélectorale.
Dans son document, Kasereka Mathe Gerkas reproche explicitement à Saidi Balikwisha d’avoir interdit au Député Provincial Katembo Mafungula Christian de se présenter dans les zones de Vulambo-Isale, Bunyuka, Kasongwere, Kyondo et environs.
Le signataire s’étonne de cette démarche, rappelant que Saidi Balikwisha avait lui-même présenté Mafungula Christian à la population comme l’un de ses alliés privilégiés. Kasereka Mathe dénonce un acte de musèlement à l’encontre d’un élu provincial légitime dans l’exercice de son mandat d’accompagnement de la communauté.
Faux bruit ?
Dans le cadre d’une démarche indépendante, Radio Moto Butembo-Beni a pris l’attache de deux acteurs politiques afin d’élucider la nature de ce contentieux. Le National Saidi Balikwisha, le premier à réagir, rétorque que ce type de situation n’est pas inédit dans son parcours politique.
« Quand on n’a rien à se reprocher, il faut savoir laisser tomber. Le milieu politique est un milieu où certains peuvent facilement monter des histoires dans le seul but de ternir l’image de leurs adversaires », a-t-il déclaré, avant de préciser que si le provincial Mafungula estime avoir un grief à formuler, il lui appartient de l’adresser directement par courrier.
« Je me réserve »
Contacté à son tour, le Député Provincial Katembo Mafungula Christian, présenté comme le bénéficiaire de la démarche citoyenne, a choisi la réserve. Il s’est abstenu de commenter amplement la question, nous invitant à nous référer à la réponse de son « mentor » pour appréhender la complexité des faits. « Moi je ne comprends pas ce jeu », a-t-il sobrement conclu avant la fin de la conversation.
Dans la région de Beni, l’initiative de Kasereka Mathe semble avoir trouvé un écho favorable auprès des habitants qui se sentent lésés par « ces jeux de coulisses ». Un résident, visiblement soulagé, a exprimé son soutien déclarant : « C’est toujours bien de montrer à la communauté la vérité. Il est très important d’interpeller la conscience des concernés ».
Kasereka Mathe a affirmé qu’il n’entend pas mettre un terme à son action, considérant son combat comme étant légitime et fondé.
Visesa Louangel