RDC : ouverture à Kinshasa du 10ᵉ congrès national des gynécologues obstétriciens
Le 10ᵉ congrès national de la Société de gynécologie et d’obstétrique s’est ouvert ce mardi 16 décembre 2025 à Kinshasa. Durant trois jours, soit jusqu’au 18 décembre, des experts venus de toute la République démocratique du Congo échangeront autour du thème : « Le rôle du gynécologue-obstétricien dans l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive à l’ère de la Couverture Santé Universelle ». Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale.
Dans son mot, le docteur Samuel Roger Kamba Mulamba a parlé de la gratuité de la maternité en RDC, un programme qui garantit la santé de la mère et de l’enfant. Ce membre du gouvernement a cependant reconnu les défis auxquels fait face ce programme, notamment le retard dans les paiements de prestations de professionnels de la santé.
Il a toutefois rassuré que les mécanismes d’accompagnement de ce programme en cours au niveau du gouvernement pour sa réussite. Une assurance qui fait espérer les participants qui attendent les résultats sur terrain. La docteure Justine Vuma Musubao, gynécologue aux Cliniques de l’université catholique du Graben de Butembo participe aux assises.
« Le congrès a été ouvert par le ministre de la Santé et il en a profité pour parler de la gratuité de la maternité. Il y a eu des structures qui ont bénéficié de cette gratuité de la maternité. Les structures ont eu des soucis pour le fonctionnement, et le ministre a reconnu cela : le retard de paiement, le fait que les intrants n’arrivaient pas à temps, et là, je parle de médicaments. Il a donné un peu de solutions, parce qu’il a dit que les bénéficiaires étaient satisfaits, mais les prestataires de soins étaient plus stressés. Il a proposé… il a dit qu’il y a maintenant des solutions : il y a une taxe déjà régularisée. Sur tout ce qui sera importé, on va prélever 2 %. Ce 2 %-là, si c’est bien géré, ça va permettre de diminuer tant soit peu la frustration du personnel par rapport à ce projet de la gratuité de la maternité », a-t-elle confié à RADIOMOTO.NET.
Après les discours d’ouverture, les différents rapports sur l’état de lieu de la santé sexuelle et de reproduction ont été présentés à l’assemblée. Il est à noter que plusieurs gynécologues, femmes sages, médecins et d’autres acteurs communautaires intéressés par la santé sexuelle et de reproduction participent à ce congrès qui se tient tous les deux ans.
Joëlle Mwengevalwahi