Butembo : l’ACMPROBENNE fustige le mauvais état des routes et les tracasseries routières

L’Association des chauffeurs manutentionnaires et propriétaires de Bennes (ACMPROBENNE/RDC) dénonce les tracasseries et le délabrement des routes de desserte agricole dans la région. Cette situation ne permet pas aux tenanciers des véhicules à bien effectuer leur travail malgré les plaidoyers présentés aux différentes autorités compétentes, dit l’association. 

Georges Kanamungoya, président de l’ACMPROBENNE, a présenté cette inquiétude au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET ce mardi 23 décembre 2025. Il demande aux attributaires de différents axes routiers d’alléger le paiement des taxes pour les véhicules qui font plusieurs tours la journée.

“Les jours passés, on s’est lamenté concernant la tracasserie qui se fait au niveau des barrières des routes de desserte agricole. Il y a aussi les délabrements avancés des routes. Si vous allez vers Musenda là-bas, ce sont de nids de poule partout. Vous allez à Butuhe, il y a une surtaxation. Nous demandons aux autorités locales, provinciales et nationales d’entretenir d’abord les routes. On ne doit pas chaque fois taxer, ériger des barrières par-ci, par là, sans entretenir les routes. Chez nous, nous, propriétaires des bennes, nous faisons beaucoup de trafics. Si on diminuait [les taxes], ou bien si on payait par journée, ça allait nous arranger”, a-t-il plaidé. 

Contacté à ce sujet, Kambale Kamavu Déo, directeur de l’Association des producteurs agricoles de Vuhimba (APAV) et attributaire de l’axe routier Vuhira-Mavono-Bunyuka -Vuhovi -Vulambo, évoque l’insuffisance de moyens pour bien réhabiliter ces routes de dessertes agricoles. 

Il cite plusieurs couches sociales qui ne payent pas les taxes routières, car elles sont exonérées par l’État. C’est par exemple les militaires, les policiers, les enseignants et les responsables de différentes confessions religieuses.

“Un chauffeur qui dit que les routes ne sont pas bonnes, il faut qu’il identifie ce que sont les routes. Mais aussi, ces chauffeurs-là surtout, ils se lamentent pendant la période pluvieuse. Or, nous devons savoir que l’ennemi principal de la route, c’est l’eau de pluie. Aussi, la fréquentation de cette route-là. Plus la route est fréquentée, plus il y a des agrégats que les pneus apportent, et la route est dégradée. Aussi, ce ne sont pas tous ceux qui passent sur la route X qui paient le péage-route.  Il y a beaucoup de gens qui sont exonérés. Et d’autres aussi, ils ont des parapluies métalliques, des casquettes, ils ne veulent pas payer la route. Vous avez, par exemple, les militaires qui ne paient pas, la police qui ne paie pas, les pasteurs, les enseignants, les agents de l’État. Ces gens-là ne paient pas. Les Wazalendo ne paient pas la route. Mais il ne faut pas qu’on dise seulement le nombre de motos ou de véhicules qui passent, qu’on croit que le péage amasse beaucoup d’argent au poste. Non. Bref, disons que les moyens sont insuffisants pour entretenir ou réhabiliter la route”, a-t-il réagi. 

Il est à noter que l’ACMPROBENNE a toujours dénoncé les tracasseries sur des barrières implantées par des hommes en armes sur les axes routiers Isale-Bunyuka, Butembo-Butuhe, Butembo-Kyondo, Butembo-Musienene, Butembo-Beni et Butembo-Vuthungera.

Ngunza Mapasa

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