Lubero : l’assistance du couple Julien Paluku et Anuarite Makasi déjà remise aux concernés
Des vivres remis aux déplacés de guerre basés au poste frontalier de Kasindi, le lundi 05 décembre 2022. Ph. Héritier Ndunda
L’assistance du couple Julien Paluku et Anuarite MAkasi aux victimes de massacres des rebelles d’Allied democratic forces (ADF) dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu) a déjà été remise aux concernés. La confirmation a été faite ce vendredi 26 décembre 2025 par le pasteur Mathe Saanane, président de la société civile de la ville de Butembo. Il faisait partie du comité de distribution de ladite assistance.
RADIOMOTO.NET s’est intéressée à la question après qu’une frange de déplacés de guerre venue de Ntoyo a dit n’avoir pas bénéficié de ce don du ministre du Commerce extérieur. Le président de la société civile de Butembo indique que l’assistance a été distribuée aux déplacés de guerre répartis dans 9 axes. Chaque axe a été assisté à terme de 3300$, affectés selon les besoins ressentis par les bénéficiaires.
La même source reconnait au même moment que tous les déplacés de guerre, même s’ils sont venus de l’axe Mangurejipa, n’ont pas bénéficié de cette assistance. Car dit-il, ce sont seulement ceux de la dernière vague et surtout le plus vulnérable qui ont été sélectionnés.
« Nous remercions d’abord l’Excellence Monsieur le Ministre pour avoir pensé aux gens touchés par les affres de la guerre en territoire de Lubero. Les 30 000 ne pouvaient pas atteindre chaque individu du territoire. Nous avons échangé avec les ressortissants. Dans chaque axe, ils se sont convenus de quelle manière ils vont utiliser leurs quotes-parts. Et là, on a ciblé quelques déplacés, les rescapés, également les orphelins restés à Biambwe et deux orphelinats qui accueillent les orphelins du territoire », a-t-il recadré.
Une autre lamentation des déplacés venus de Ntoyo exprimée lors de l’entretien avec RADIOMOTO.NET, il y a une semaine. Ils dénonçaient l’opacité dans le processus de leur enregistrement par les comités et organisation qui les encadrent à Butembo. À ce sujet, Masika Marie-Jeanne, secrétaire exécutive de l’ONG Intégration sociale pour la promotion des nécessiteux (ISPRON), l’une des organisations encadrant les déplacés, invite les nouveaux déplacés de guerre à suivre toutes les indications dans le cadre de leur identification pour figurer sur la liste d’autres déplacés. Ce pour bénéficier de l’assistance comme les autres.
« Nous avons toujours dit aux déplacés, quand ils arrivent à Butembo, ils doivent se présenter auprès des chefs de cellule. Les cellulaires aussi les recommandent auprès des chefs de quartier, et après les chefs de quartier nous les recommandent. Alors, il y en a ceux-là qui se limitent seulement aux chefs, et c’est tout. Ils les oublient ici à la Cathédrale. Alors, ceux-là qui ne sont jamais identifiés ici à la Cathédrale, qu’ils viennent. Nous pouvons manquer quelque chose à mettre sous leurs dents, mais quand même, nous pouvons les accompagner en soins médicaux », a-t-elle recommandé.
Ils sont estimés à 13 000 ménages les déplacés de guerre vivant à Butembo jours. Ceux de l’axe Mangurejipa sont au moins 6 800 ménages. Ces déplacés de guerre ont fui les atrocités de rebelles de l’ADF qui opèrent dans le territoire de Lubero, il y a une année et demie.
Joëlle Mwangevalwahi