Butembo : au moins 50 parcelles s’effondrent à Vutsundo
Au moins 50 parcelles se sont affaissées en cellule Kavendivwa du quartier Vustundo, dans la commune Kimemi, en ville de Butembo (Nord-Kivu), dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette cellule en désastre est située près de la CBCA, une église protestante locale et se trouve en face de la cellule Munzamaye, au quartier Ngere, aussi sous menace de destruction naturelle.
RADIOMOTO.NET s’est rendue sur place pour s’imprégner de la réalité, ce mardi 30 décembre 2025. C’est un danger permanent qui menace des habitants. Mais les premières victimes ont fui pour des abris d’accueil ou de location. C’est depuis au moins 5 ans que la cellule a connu, par trois reprises, des écroulements de terre en cellule Kavendivwa.
Le sol s’affaisse, les maisons se détruisent, les eaux jaillissent du sol et des biens se perdent pendant la catastrophe, ont témoigné des habitants qui, malgré eux, habitent encore le voisinage du lieu dramatique. Leur résistance sur place résulte du fait qu’ils n’ont pas encore où aller comme d’autres premières victimes en asile du fait qu’ils n’ont pas de moyen.
« (I) Nos parcelles sont en train d’être ravagées par une érosion. Nous sommes traumatisés. Nous n’avons pas où aller faute de moyens financiers. Encore que nous sommes des déplacés de guerre (II) C’est horrible cette érosion. Nous assistons impuissamment l’effondrement de nos parcelles », ont confié à RADIOMOTO.NET deux femmes, riveraines du lieu d’érosion.
Le chef de cellule Kavendivwa est aussi impuissant devant le fait. Il voudrait que les habitants effacent l’opinion selon laquelle ces affaissements seraient d’origine mystérieuse ou de canalisation des eaux. Kambale Kiswera Adelard indique que lui et les habitants ont toujours alerté les services en charge de l’environnement, mais aucune information palliative.
Il recommande de penser à prévenir un nouveau cas des éboulements qui puissent arrêter la circulation sur la route, les affaissements étant à moins de 20 mètres de l’axe principal local.
« Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide pour que nous puissions arrêter cette érosion. Le danger qui est là aujourd’hui, c’est la disparition de la route principale qui relie le quartier Vutsundo au quartier Ngere. L’érosion avance, et là, il ne reste que 20 mètres pour que la catastrophe atteigne la route. C’est pourquoi nous plaidons auprès du gouvernement de voir dans quel mécanisme intervenir pour arrêter cette érosion. Les bonnes volontés et les ONG, qu’ils soient les bienvenus », a-t-il plaidé.
Actuellement, le lieu de drame est devenu un site, on dirait touristique. Des personnes y arrivent pour prendre des images d’alerte en vue de les partager au public ou assister à deux étangs qui s’y sont créés naturellement. D’autres s’y promènent pour juste le constat et en reviennent inquiets.
Patrick Kalungwana & Joëlle Mwenge