Butembo : après un Noël solidaire, l’ISPRON remercie les donateurs et appelle à la mobilisation pour le Nouvel An
L’Organisation non gouvernementale (ONG) Intégration sociale pour la promotion des nécessiteux (ISPRON) remercie tous les bienfaiteurs qui ont fêté Noël avec les déplacés de guerre vivant à Butembo. La secrétaire exécutive de l’organisation appelle les autres bonnes volontés à faire autant à la fête de Nouvel an.
Dans une interview avec RADIOMOTO.NET ce mardi 30 décembre 2025 à l’issue de la rencontre hebdomadaire des déplacés de guerre, Kahindo Masika Marie-Jeanne a exprimé sa gratitude à Monseigneur Sikuli Paluku Melchisedech, évêque de Butembo-Beni qui a assisté les déplacés encadrés par l’ISPRON en vivres. Masika Marie-Jeanne joint d’autres bienfaiteurs ayant fêté d’une manière ou d’une autre avec ces nécessiteux.
« Nous remercions très vivement notre évêque Sikuli Melchisedech qui avait songé à secourir les déplacés de guerre le jour de Noël. Vraiment, les déplacés avaient très bien fêté. Paluku Sikuli, qui est notre papa, avait amené des pommes de terre, de la farine de manioc, de la farine – je ne sais peut-être de blé – de l’huile. Il avait même amené une grosse pâte de vache. Les déplacés avaient très bien mangé le jour de Noël. Le curé, la veille, avait amené du riz. D’autres bienfaiteurs avaient amené des habits. Vraiment, nous disons un grand merci », a-t-elle remercié.
La même source invite par ailleurs les autres qui n’ont pas encore donné de le faire à cette fête de Bonne année.
« Que les autres aussi puissent nous parvenir, puisque après-demain, ce sera aussi la fête du Nouvel An. Il faut que quelqu’un pense à apporter quelque chose, pour que les déplacés aient encore de quoi mettre sous la dent », a-t-elle mobilisé.
C’est une coutume pour les festivités de Noël et de Nouvel An pour nombreuses familles d’organiser des fêtes en famille. À part, à manger et à boire, beaucoup de gens achètent de nouveaux habits à l’occasion de ces fêtes de fin d’année. Les déplacés de guerre étant déjà vulnérables, car ayant tout abandonné dans leurs villages d’origine, comptent toujours sur l’aide des bonnes volontés pour passer ces fêtes comme les autres citoyens.
Joëlle Mwenge