Bunia : la MONUSCO forme 60 prisonniers dans plusieurs filières 

La Mission de l’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a formé 60 détenus de la prison centrale de Bunia (Ituri), en plusieurs filières, la semaine du 12 janvier 2026. Pour le directeur général de la maison carcérale, c’est dans l’objectif de capitaliser le temps perdu, pour l’avenir. Les bénéficiaires sont fiers.  

Les filières concernées par cette formation sont notamment la maçonnerie, l’électricité, la coupe-couture, la saponification (fabrication de savon) et autres. Le directeur général Kamile Nzonzi mentionne que l’initiative vise à préparer les détenus à une réinsertion communautaire après libération.

« Nous avons estimé qu’il fallait voir le temps que les détenus passent ici et qu’ensuite ils vont être libérés, puis rentrer à la cité. Donc, c’est juste de transformer le temps perdu en argent pour préparer ces détenus à la réinsertion. Vous savez, les droits fondamentaux réservés aux détenus, il y en a beaucoup, entre autres la formation, que chaque détenu, quand il sort d’ici avec quelque chose, doit se prendre en charge. Pour les critères, dans un premier temps, c’est la volonté. Deuxième critère, il faut être condamné. Le grand message, quand il y a une formation, c’est que les détenus soient enrôlés, et puis on va les former dans tous les domaines que nous voulons”, a-t-il déclaré. 

Les détenus bénéficiaires remercient l’initiative et encouragent d’autres à saisir l’opportunité une fois qu’elle se représente.

“(I) Le thème était : comment transformer son temps en argent, en milieu carcéral. Ils nous ont donné quelques activités à faire après le milieu carcéral, comme la maçonnerie, l’électricité, la coupe-couture et la savonnerie. Je crois que c’est bénéfique, parce que quand on sera libéré, on pourra aussi pratiquer tout ce qu’ils nous ont appris. Je conseillerais à d’autres détenues femmes d’être fortes parce que la détention, ce n’est pas la fin du monde. (II) J’ai appris comment faire maintenant le savon et beaucoup de choses. Ça va m’aider beaucoup quand je serai à l’extérieur. Je conseillerais à mes amis prisonniers comme moi d’apprendre quelque chose à faire. Quand on sera à l’extérieur, on sera utile à la société”, ont-ils restitué. 

Il convient de noter que cette formation s’est déroulée dans les enceintes de la prison centrale de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.   

Moses Mumbere

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