Ouganda – Résultats préliminaires de l’élection présidentielle : au moins 12 morts signalés
Des policiers ougandais interpellent un électeur au sol près d'un bureau de vote à Kampala le 15 janvier 2026, pendant les élections présidentielle et législatives AFP BADRU KATUMBA
Les résultats préliminaires de l’élection présidentielle ougandaise confirment la nette avance du président sortant Yoweri Kaguta Museveni, selon la télévision publique UBC.
À l’issue de la publication de la cinquième série des résultats provisoires, Museveni totalise 6 851 406 voix, soit 73,72 %, contre 2 105 921 voix, équivalant à 22,66 %, pour son principal challenger, Robert Kyagulanyi Ssentamu, leader du parti d’opposition NUP, Boby Wine. Cependant, le climat politique demeure tendu.
D’après la chaîne NTV Uganda, au moins 12 personnes ont été tuées à Kampala et dans le centre du pays lors de violences liées au processus électoral. Toujours selon NTV, le candidat de l’opposition Robert Kyagulanyi rejette les résultats annoncés par la Commission électorale, qu’il qualifie de non crédibles, accentuant ainsi les tensions post-électorales.
Par ailleurs, le gouvernement annonce un retour progressif à la normale sur le plan numérique. Le ministre d’État Balaam Barugahara a rassuré que l’internet sera rétabli, affirmant que les équipes techniques travaillent jour et nuit pour rétablir la connexion, rapporte UBC.
Sur le plan sécuritaire, la police ougandaise a tenu à démentir les rumeurs d’une assignation à résidence du leader de la NUP. Le porte-parole de la police, ACP Michael Kituuma, cité par NBS Television, précise que Robert Kyagulanyi n’est pas en résidence surveillée, mais qu’il bénéficie simplement d’un dispositif de sécurité renforcé.
La situation reste suivie de près alors que les Ougandais attendent la suite du processus électoral dans un climat de forte tension politique et sécuritaire.
Yoweri Kaguta Museveni est président de l’Ouganda depuis le 26 janvier 1986, date à laquelle il a pris le pouvoir après une guerre de 5 ans. Maintenant 40 ans au pouvoir, il devient ainsi l’un des dirigeants africains en poste depuis le plus longtemps, marquant près de quatre décennies de règne. Il a été réélu à plusieurs reprises dans un contexte de répression croissante et de controverses.
Héritier Ndunda