Butembo : le père Simon Giscard Tamabimba Kaboko sollicite une aide humanitaire durable pour les déplacés de guerre 

Les déplacés vivant en ville de Butembo traversent des moments très difficiles et ont besoin de la compassion de tous. C’est ce qu’a dit le père Simon Giscard Tamabimba Kaboko. Ce, après une visite qu’il a payée ce samedi 24 janvier 2026 aux déplacés de guerre se rassemblant dans la cour de la Radio évangélique de Butembo (REB) à Vulumbi. 

Ce prêtre de la congrégation des Fils de l’Immaculée Conception et Missionnaire à Rome a indiqué que son intervention avait été motivée par les images lui envoyées par les amis qui vivent au pays. Il a alors pris l’initiative d’intéresser certaines autres bonnes volontés en Europe et des ressortissants du pays afin de poser un acte en faveur de ces compatriotes qui souffrent particulièrement, les enfants. C’est aussi pour encourager la communauté de la CBCA qui, à travers la Radio Évangélique de Butembo, accueille ces déplacés depuis maintenant 4 ans. 

Il a vu et constaté la misère de ces compatriotes et a promis de mobiliser davantage les bonnes volontés pour aider ces Congolais qui ont fui leurs villages à cause de la guerre et des massacres.

Je remercie beaucoup la radio pour ce travail. Je les ai vus. Il y a beaucoup de sentiments qui m’animent. Le premier sentiment, c’est la compassion. Quand je vois des mamans comme ça, sous le soleil, je me demande à quelle heure elles sont arrivées là avec des enfants. Et j’en profite aussi pour lancer une invitation à tous ces hommes et à toutes ces femmes de bonne volonté. On ne demande pas des millions, mais avec un doigt, moi j’apporte un doigt, l’autre un, et puis on peut faire, comme on dit, l’union fait la force. Donc ceux et celles qui peuvent soutenir ces femmes, ces enfants, en tout cas, il faut qu’ils le fassent, il ne faut pas hésiter”, a-t-il sensibilisé. 

Pour leur part, les déplacés de guerre ne cessent de plaider pour le retour de la paix dans leurs milieux de provenance. En attendant, ils ont besoin de bonnes volontés pour survivre. 

« Les déplacés de guerre se réunissent ici, à Vulumbi, chaque samedi. Ils traversent des conditions de vie extrêmement précaires. Parfois, ils bénéficient de la générosité des personnes de bonne volonté. Aujourd’hui, ils ont accueilli des prêtres qui sont venus les mains chargées de vivres et de vêtements. Nous en sommes très reconnaissants et prions pour que Dieu bénisse ces prêtres en faisant qu’ils reviennent prochainement nous voir. Nous en aurons encore besoin jusqu’à ce que la sécurité soit enfin rétablie dans nos villages d’origine”, a remercié l’un de ces déplacés de guerre. 

Les encadreurs de ce groupe à Vulumbi font état de l’arrivée de plusieurs nouveaux déplacés depuis la reprise des massacres dans le secteur de Bapere et dans les groupements Manzia et Masoy en chefferie de Baswagha. Les grandes difficultés restent l’alimentation et l’accès aux soins médicaux.  

Stanley Muhindo

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