Ituri : pénurie d’eau potable dans les sites de déplacés de guerre à Bunia
Les déplacés, victimes de la guerre dans la province de l’Ituri et vivant dans les sites des déplacés à Bunia, sont en difficulté pour trouver l’eau potable. Parmi eux, des enfants, des femmes et des personnes du troisième âge. Le communicateur de ces nécessiteux sollicite une assistance auprès des bonnes volontés pour que les maladies ne puissent pas attaquer ces compatriotes qui ont fui les affrontements dans leurs milieux d’origine.
L’alerte vient d’Olivier Bavi Karba, communicateur de ces déplacés. À l’en croire, les couches de la population touchées par ce phénomène sont généralement de la catégorie des personnes les plus fragiles. Puisque, se désole-t-il, les femmes, y compris celles enceintes, sont concernées par cette situation.
“Les sites de déplacés de guerre ont besoin d’eau potable pour prévenir certaines maladies. Il y a des femmes enceintes et des personnes de troisième âge qui consomment sérieusement l’eau de la rivière suite au manque d’argent, parce que l’eau s’achète. Lorsqu’une femme enceinte consomme de l’eau sale, cela aura des conséquences néfastes sur le bébé, le foetus qui est dans le ventre. Ça, les médecins peuvent mieux l’expliquer plus que moi. Donc, les déplacés de guerre ont besoin de l’eau propre. On ne peut pas consommer de l’eau sale. Il y a plusieurs maladies qui sont dues à l’eau sale, comme le choléra, la diarrhée”, a-t-il alerté.
Entre fin 2025 et janvier 2026, l’insécurité s’est intensifiée suite aux incursions de milices, notamment la CRP (Convention pour la Révolution Populaire), entraînant le dépeuplement de plus de 70 villages en territoire de Djugu. Cette instabilité a provoqué une nouvelle vague de plus de 20 000 personnes arrivant à Bunia depuis les localités de Lopa, Nizi et Iga Barrière à mi-2025.
On signale également le déplacement forcé de près de 32 200 personnes vers Bunia et Bule après des affrontements dans la zone de santé de Fataki. Suite à cette situation, les abris sont débordés et les infrastructures sanitaires insuffisantes, faisant craindre des épidémies de maladies hydriques.
Moses Mumbere